Histoire urbaine et sociale en Europe du 18 au 19ième siècle
Cours de Jean-Luc Pinol
Temps et espaces de la ville
A/ Les contraintes de la ville close
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1800 |
20 millions en Europe |
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1900 |
150 |
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1950 |
344 |
Idée : se détacher d'un modèle dominant (Coketown [Cf. Charles Dickens])
Comprendre la diversité des temporalités urbaines et se détacher des visions simplificatrices.
Ne pas lire toutes les villes Européenne au seul prisme des villes d'Europe occidentales.
Elias Canetti : autobiographe, né a Routchok (Danube) en 1905, en Bulgarie (autonome jusqu'en 1918) isue d'une famille de juif Sépharade, va aussi aller a Manchester, il y découvre le confort et les maisons à étages.
Marcel Roncayolo : " La ville classique d'Europe occidentale, enfermée dans ces murs, bien définis par rapport aux plats pays, offre la certitude du paysage".
Les villes germaniques sont celles qui montrent le plus la permanence de la ville close, gérer par une minorité de bourgeois dont les remparts sont la matérialisation physique.
A.1 Temps et espaces des villes : les contraintes de la ville close.
A.1.1/ Les murailles et leur démantèlement.
Le 19 ième est le siècle du démantèlement des murailles (murailles = identités de la ville).
""L'Europe centrale apparaît comme une zone de transition ou la suppression des fortifications est la condition préalable à la croissance urbaines,avec l'aménagement juridique qui l'accompagne dans le domaine des droits bourgeois et des modalités d'applications de la liberté d'entreprendre et de la liberté d'établissement.""
""La vague la plus importante : 1790-1825, surtout les fossés et les bastions baroques.
Les portes restent en places pour la surveillance des marchandises et des personnes, tomberont dans la seconde moitié du 19 ième ""
Vienne à déclasser ces murailles en 1857, avant on ne pouvait pas construire après les murailles, donc espaces vides ou construction vite enlevée en cas de siège.
À la place des murailles on construit une nouvelle zone pour faire le liens avec les faubourgs (élargit beaucoup l'espace bâtit, grande influence sur le développement urbain des villes).
Par exemple : les Ringstrassen germaniques : permet l'arrivée du chemin de fer au cœur de la ville.
Le modèle de Vienne sera repris par les villes germaniques.
Barcelone en 1855 (=ville close) 1859 (= ensanche )
Grande zone (1250m) de servitude militaire cette zone qui va servir à construire l'extension des villes.
La destruction des murailles vont perçues comme un obstacle aux développement des échanges, plus on va vers l'est plus tard sont enlevés les murailles.
Il ne faut pas oublier les pressions militaires en ces temps de changements des configurations politiques. Les militaires essayeront de faire plusieurs fort pour éviter le bombardement exclusif de la ville.
Paris (capital du 19 ième ) s'entoure de murailles à partir de 1841 (sur 39 Km autour de Paris) suite à une tension avec l'Angleterre.
Combine les murailles et des forts avancées.
Mais en 1840 l'artillerie n'est plus bloqué par des murailles. La 1GM va démontrer que les murailles sont obsolètes. (Cf. carte des impactes sur Paris en 1918 les allemands sont a plus de 100 Km quand Paris est bombardé).
Anvers aussi va se fortifier à la même époque.
Il y a donc aussi des tendances inverses aux déclassements des murailles.
A.1.2/Nouvelles clôtures ou ouverte ?
Augustin Berque : "Il n'y a plus de villes à proprement parler, mais des régions urbanisées."
L'urbanisme depuis sa création a du mal a se départir de l'idée d'un centre urbain bien délimiter et identifiable.
On construit des murs d'octroi à la place des murailles ou on les reconvertit.
Berlin a son nouveau mur en 1802 et il restera opérationnel jusqu'en 1860.
En France et en Italie, la perception de l'octroi : 1941-1930
Volonté d'installer quelque chose qui montre l'entrée de la ville.
Les certitudes du paysage disparaissent.
Les murailles servaient pour la perception des impôts.
Au 19 ième la gestion des villes devient de plus en plus complexe (= création de l'administration)
Importance de l'octroi, se perçoit aux portes de la ville (taxe sur la consommation, càd : boisson, bétail, combustible, matériaux).
Le vin est plus cher en ville qu'à l'extérieur…
À Paris on perçoit l'octroi jusqu'au début de la 2GM.
Problème de l'octroi est très important dans la définition de la ville.
Octroi coûte cher à percevoir (bcp d'employés).
Invention de taxes de remplacement.
À Lyon l'Octroi est supprimer en 1901 (=40 à 50% des revenus de la ville).
Mise en place d'une taxe sur les construction neuves.
B/ Les significations du mot ville.
Il y a beaucoup de divergence dans les définitions de la ville, les européens ne sont pas arrivé a admettre une définition valable partout.
Définition de nature juridique : ville traditionnelle dépend du droit et du statut
Une ville est une ville car elle a toujours été une ville (droit et histoire)
Définition statistiques (plus de tant d'habitants) : cette vision se développe fin 18 ième
Définition pragmatique : car grande mutation de l'espace Urbain.
En Allemagne, les 2 types de définitions sont utilisés en 1910,
selon la définition statutaire (1300 villes et 30 millions d'urbains)
selon la définition statistique (2200 villes et 40 millions d'urbains)
Ce qui signifie qu'en Allemagne il y a des localités qui au niveau du nombre des habitants sont considérées comme des villes mais au niveau juridique ne sont pas gérer par une administration (instance administratif d'une ville voisine).
C'est l'histoire qui fait la ville et pas le nombre d'hommes en Allemagne.
Dans l'empire Tsariste c'est la même chose, le Tzar définit les villes.
La tradition Française se fonde uniquement sur la taille (nbr habitant)
La Révolution Française considère comme inégalitaires de parler de Bourg, village et ville.
Car abolition des privilèges (individuelle et corporations territoriales), on ne parle donc plus que des communes (volonté de ne plus faire de différence entre les localités, toutes gérer de la même façon).
Ce principe à été développé par les Français et les troupes françaises (étendue aussi à l'étranger)
Il n'y a donc plus que des communes problèmes de gestions. Quel commune perçoivent l'octroi (= qu'est qui est urbain et qu'est qui ne l'est pas).
1846 définitions des communes urbaines.
Définition : commune ayant plus de 2000 habitants aggloméré au chef lieu.
Pragmatisme britannique :
Le système anglais s'accommode d'un certain flou de la définition urbaine au 19ième, redéfinition fréquente de la ville par le biais de l'hygiène.
La loi municipale de 1835 précise la procédure à suivre les incoporations à venir selon le procédé traditionnel de la concession d'une charte ("enfranchissement")
Public Health Act de 1875 introduit le terme de urban sanity districts pour toutes les localités urbaines dotées d'organes élus.
En 1889 il existe 996 Urban sanity districts.
Organisation traditionnelle de la ville :
La codification de la vie communale sépare la ville et la campagne.
En All. le droit territorial ancien définit le territoire urbain de façon très restrictive.
Le Städteordnung de 1808 premier règlement urbain inclut les faubourgs.
C/ Les territoires de la ville : (p.21)
Gottfried Keller : Seldwyla imaginaire, petite ville immuable échappant à la modernité.
Mack Walker : Home town, typique de la vie sociale germanique.
Se développe après la thèse du déclin urbain au cours de l'époque moderne du à la nostalgie d'un passé trop embelli et du a la désurbanisation de vieille civilisation urbaine.
Les villes tournées vers le commerce maritime ont souffert du blocus continental de Napoléon .
L'extension territoriale
Les villes ont essayé d'échapper à l'étau du surpeuplement, elles ont notamment chercher a agrandir leur territoire (annexion des territoires périphériques).
La fusion des communes a marqué le développement des villes allemandes.
(Eingemeindung = fusion de communes, 1866)
Problème les communes qui assurent de faibles chargent et qui ont un taux d'impots bas veulent garder leur indépendance, tandis que les communes ouvrières veulent se rapprocher des villes.
Donc la croissance allemande ne se fait pas par cercle concentrique mais par "tache d'huile".
Soit l'unification de plusieurs villes, incoporation de communes industrielles, communes de banlieue.
Ce phénomène devient le symbole de l'impérialisme des grandes villes.
Ex :
-Francfort procède a 4 annexion avant 1914, sa superficie double entre 1870 et 1914, sa population double aussi
-Hambourg multiplie son territoire par 8 entre 1885 et 1918
- Berlin passe de 63km a 878 Km
Pour analyser la croissance de Francfort il faut considérer une ville de taille égale.
En France il y a peu d'annexion (sauf Lyon et Paris).
Globalement les pays germanique ont été les plus nombreux mais ç ce retrouve aussi a Amsterdam, Anvers.
En Italie pas d'augmentation de la taille des communes (territoires déjà très vastes).
Eviter le gigantisme, mais favoriser l'efficacité de la gestion :
Pendant l'entre 2 guerres se developpe une autre forme de collaboration.
En G.b ce sont les joint boards (groupement intercommunaux)
La plupart des pays européens adopteront ce système de groupement des 1918 (évite les problèmes politiques) Ce qui ouvre la voie a des politiques régionales à l'échelle des aires métropolitaines en vue de résoudre des problèmes très spécifiques.
La variation du territoire urbain doit être prise en compte pour mesurer les rythmes de la croissance urbaine.
J.reulecke : a calculer qu'en Allemagne les fusion ont augmenté de 20% la démographie.
En Russie le reclassement des localité expliquerait de 18% l'augmentation démographique.
René Leboutte : "urbanisation par le bas" transforme les villages en villes …
Mais il faut favoriser l'efficacité gestionnaire. (Si dans une même agglomération, il y a un administration très dispersé il est difficile d'avoir un gestion rationnel : transport commun, électricité,…)
On donne l'autonomie politique, mais on met en place des bureaux qui coordonnent les différents aspects importants (Transport publique).
Dans les années 1920, un certain nbr de disfonctionnement pousse a mettre en place des structures supra communales (Paris 1930, sinon après la 2 ième GM création de communauté urbaine).
D/La mesure statistique de la ville
Il faut définir des critères, utilisation de BD (Paul BAIROCH). Il a utilisé le nombre de 5000 habitants par localité pour parler de ville, problème des pays de l'Europe du nord on une définition beaucoup plus basse (Ex : Danemark a parti de 300 habitant cela devient urbain, Norvège la géographie pousse a considérer des petites localité comme des villes puisque elles ont des fonction centrales dans la région).
L'ensemble de ces BD la définition du seuil est fondamentale, si on prend le seuil de 300 Hbt 350 localités si on prend 5000 20 localités (pèse sur les résultat obtenus).
Le but est de calculer le taux urbanisation(rapport entre la pop urbaine / la pop totale).
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Année |
Pop Urbaine |
Taux urbanisation |
|
1800 |
20 milions |
11,50% |
|
1900 |
150 |
33,20% |
|
1950 |
344 |
58,90% (estimation ici) |
debut 19 1/10 européen habite en ville
1950 ½ européen habite en ville.
Le 19 ième à été le siècle de la croissance urbain et de la population totale.
Si on regarde le monde, la forte urbanisation caractérise le 20 ième .
L'Europe fait exception ce qui crée toute une série de différence.
Pourquoi : le moment ou a lieu l'urbanisation est décisif pour en analyser le coût
On se rend compte qu'en phase d'urbanisation élevé le coût de la population est élevé.
(forte morbidité), l'impacte de l'urbanisation diffère selon le moment ou elle se produit ( meilleures compréhension des problèmes de santé).
Au début du 19 ième un européen sur 10 vivait dans des villes et 150 ans plus tard, 6/10 vivaient en ville.
La diversité des rythmes de croissance :
L'évolution des taux d'urbanisation 1800,1850,1900,1950 :
Le premier demi-siècle se caractérise par une relative lenteur de l'urbanisation.
Les hygiéniste commence à tisser leur réseau. A partir de 1880, la bactériologie apporte de nouvelles explications, et la santé des population urbaines peut être envisagée sur des nouvelles bases. L'intervention sur la ville se codifie et les professionnelles sont de plus en plus nombreux.
Vers 1950, les villes maîtrisent les techniques de transports de masse (facilite l'étalement), les acquis sanitaires de la fin 19 ième et la 1GM est une mutation essentielle pour les populations urbaines. La stérilisation de l'eau baisse provoque une baisse de la mortalité typique.
Évolution des taux d'urbanisation de 1800 à 1950 :
Gb : pendant le premier 19 ième , sa croissance est plus vigoureuse, mais elle ne cesse en suite de diminuer. Pendant le premier 20 ième sont taux de croissance est le plus lent de l'Europe. Les Urbains de Gb ont payé un lourd tribut à une urbanisation en conjonction avec la 1 ière industrialisation (d'ou le fait que ce soit les premier a mettre en place l'éduction d'eau).
Belgique : la régularité prime.
All : 2* moins urbanisé que la Gb ou l'Italie en 1800, vers 1900 grâce à une forte progression de l'industrialisation elle finit au niveau de la Belgique. L'explosion urbaine ne s'est réellement produite que vers 1871.
En Russie, le rythme est exactement inverse, part de 5% et finit à 40%
Plus on avance dans le temps plus le rythme s'accélère.
On a une croissance très rigoureuse entre 1925 et 1940, et le nbr d'urbain va aussi énormément augmenter (plus que doubler).
= Urbanisation paroxystique ( mais collectivisation forcé, industrie, naissance des goulags), période de bouleversement extrêmes.
Similitudes dans les évolutions :
Cf Belgique et Royaume-Uni, partent du même niveau et arrivent au même niveau.
La Belgique à une croissance régulière de l'urbanisation contrairement au Royaume-Uni qui à une croissance plus intense.
L'Italie, l'Espagne et la France entament le 19 ième en baisse puis avec une urbanisation lente et régulière.
Problème du taux d'urbanisation : ne renseigne ni sur le repartissement de la population entre les villes, ni sur les rapports hiérarchiques entres elles.
E/ Armatures et réseaux
La densité du semis de villes : (disposition des villes sur un territoire)
La moyenne théorique de la distance entre des villes (en divisant 0,5 par la racine carrée du quotient du nombre de ville)( Moriconi-Ebrard 1993)
Ex : sac de bille jeté sur une table.
Ex :Espagne : la distance moyenne entre 2 villes est passée de 39 à 19 Km.
Evolution nombre de ville et distance moyenne en Europe :
|
Année |
Villes |
Distance moyenne |
|
1800 |
627 |
64 |
|
1850 |
1061 |
49 |
|
1900 |
2532 |
31 |
|
1950 |
4310 |
24 |
Cf. : cartes des villes (comment se repartissent les différentes zones, y a t'il une permanence entre ces zones?)
On voit une progression de la Banane Bleue (De l'Angleterre,Belgique,Italie).
On remarque aussi que les zones restent plus au moins les mêmes.
La France et l'Espagne vont complètement changer, début 19 la France et l'Espagne sont dans la moyenne alors qu'au 18 ième ces pays étaient des "leaders".
L'Irlande la distance moyenne est forte et des 1850 cette distance chute.
Car l'Irlande a une grande baisse démographique (départ des Irlandais, famine en 1846), elle perd de son poids urbain.
Passage de 8 millions a 4 millions en population total.
Donc le semi ne se densifie pas, il reste plus ou moins le même.
La Suisse passe de la zone moyenne a celle du semis dense.
Système hiérarchique :
Indice de primatie : rapport de la taille de la 1 er et 2ieme ville.
(Ex : France Rapport entre Paris et Lion).
Le rapport de primatie mondial en 1950 est de 4,9 ce qui signifie que la 1 ière ville d'un pays est en moyenne 5 fois supérieur a la 2 ième .
La Belgique : le taux d'urbanisation augmente fortement, son évolution est différente de celle du royaume-Uni.
On constate que la primatie en Belgique reste faible, ce qui correspond à une volonté d'éviter une trop grande concentration urbaine (considérer comme politiquement dangereux) donc mise en place de transport pas cher (=ticket ouvrier). L'alternance est donc préférée.
Albert Demangon : "la vulgarisation du réseau ferré a limité l'attraction tentaculaire de trop vaste cité où s'engloutiraient les hommes."
La Russie et l'Espagne ont aussi une faible primatie (ce qui signifie que 2 villes "dirigent le pays" cf. Madrid et Barcelone) Cas de bicéphalie (vs macrocéphalie).
Pays-Bas, Allemagne : primatie moyenne en 1850 et primatie faible en 1950 la forte urbanisation c'est faite de manière assez homogène.
France , Hongrie : Forte primatie, favorisé et développé entre 1850 et 1950.
Ex : Paris se renforce encore avec le temps.
Royaume uni : La primatie est plus forte en 1850 qu'en 1950 (le rapport Londres , Manchester c'est amenuisé).
Autriche : exactement l'inverse,1850 Vienne est très forte, en 1950 Vienne est surdimensionné par rapport au système urbain autrichien(car avant c'était l'empire austro-hongrois)
La recomposition des systèmes urbains :
Grèce : Primatie va énormément se renforcer pendant le 19 ième siècle et pendant la 1 er moitié du 20 ième .
Excellent exemple de recomposition du système urbain (Cf. Edmond About).
Changement de capitale, la population s'y rend en masse, le village devient une ville (Egine).
Puis rechangement de capitale (Nauplie), puis de nouveaux vers Athènes.
Tout est ici lié a des décisions politiques.
F/ Les contrastes de l'Europe urbaine :
L'industrialisation a multiplié les distinctions plus qu'elle n'a standarisé.
Cas de la Flandre et de la Walonie, en Flandre ou l'armature urbaine est ancienne, la progression est faible, alors qu'en Wallonie, jusque là peu touché par l'urbanisation elle est plus vigoureuse.
Diversité des paysages :
Les contrastes se marquent aussi dans l'aspect même des villes, résultantes des matériaux utilisés, de la relation entre le plein et le vide, de la densité du bâtit et de celle des hommes.
Le bois, la pierre, la brique impose des contraintes différentes sur la manière de bâtir.
Ainsi se met en place une hiérarchie des matériaux de construction, qui en Europe occidentale va réduire le rôle du bois(vs incendie, coût du bois).
En Gb: la pierre et le bois chers vont êtres remplacé par l'argile crue mélangé à la paille.
Dès le 18 ième , l'emploi de la brique cuite se développe.
Ce mouvement est contrairement inverse à celui visible dans certaine ville ottomane : la brique est remplacée par le bois (=augmentation des incendies). Ce qui renforce les stéréotype assimilant modernité en Europe de l'ouest et archaïsme en Europe de l'Est.
Dans les villes du Nord et de l'est de l'Europe, le bois continue de dominer la construction.
De plus au nom de la lutte contre les incendies, la densité du bâtit a tendance a baissé et la largueur des routes augmente.
Élisée Reclus dans la Géographie Universelle :
Skodra : (Albanie) paraît bizarre : désordre dans les constructions, nombreux jardins. On ne sait pas si on se trouve dans la ville.
Les villes de la plaines Hongroise ne sont que des grands villages (aucun des traits qu'offrent les cités compactes de l'Occident)
Autre voyageur allemand à propos d'une bourgade bulgare (Osman Pazar):
Tout à l'air provisoire, anarchie urbaine, nature douce.
Ces deux villes furent pendant longtemps sous commande Ottoman.
Elias Canetti : L'Europe commençait là ou finissait l'Empire Ottoman.
La grande diversité des paysages est perçue par les voyageurs et est traduite dans la perception de la ville.
Diversité des matériaux :
Le succès de la brique cuite au Royaume-Uni :
Plus résistant que le bois contre les incendies
Le bois va jouer un rôle moins important dans les villes occidentales au 1950.
L'importance du bois dans l'Europe du Nord :
Le bois est considéré comme un élément d'archaïsme, donc le bois est caché.
L'impacte des incendies sur la forme urbaine :
Les villes construites en bois sont très sujettes aux incendies : on édicte une série de mesure qui va distinguer la forme urbaine de c'est ville de celle d'Europe occidentale.
(ex : Finlande : pas le droit de construire des édifice de plus de 2 étages, les rues auront au moins 18 mètres de larges, en plus d'une rue coupe feu de 24 mètre)
Donc le bâtit est relativement peu dense.
Dans les villes occidentales en 1840, la quasi totalité des rues font 5 mètre de large seulement, des bâtiments de 4, 5 étages. villes beaucoup plus compactes.
Compacité et étalement :
En Finlande : la ville classique passe à la ville impériale se qui se solde par une dédensification du bâti qui creuse l'écart avec les villes occidentales.
En Gb : le Town Improvement Clauses Act de 1847 suggérait de respecter une largeur de 9 mètres pour les rues ou passait les voitures et 6 mètres pour les autres.
Cette norme est reprise en Espagne en 1853 avec la directive royale sur l'alignement des rues.
Du coup pour les occidentaux les villes peu denses ne sont pas perçues comme des villes.
La compacité des villes occidentales est particulièrement marquée pendant la 1 ière moitié du 19 ième puis elle s'attenue avec l'étalement de l'espace urbain.
Les villes débordent les limites physiques ou politique qui semblaient les borner.
En Italie : les villes nées dans les zones basses conquièrent les zones élevées voisines (Turin, Bologne, Vérone, Florence), voire colonise des terrains peu hospitaliers ou marécageuse (Milan).
A la ville étroitement circonscrite succède les régions urbaines de plus en plus indifférenciée.
La ville s'appréhende désormais à une autre échelle spatiale.
O.Schlüter 1902 parle de Stadtlandschaft : paysage urbain.
P.Geddes 1915 propose d'appeler ces agrégats à allure de villes par conurbation.
A Corboz 2001 parle de ville territoire ou hypercité.
Le comblement des espaces interstitiels qui séparait la ville de ses faubourgs, l'occupation rapide des périphéries urbaines, la naissance des banlieues s'accompagnent habituellement de la décroissance relative de la population du centre.
Ensuite ces villages suburbains sont emportée dans la croissance indifferencié qui submerge les marges urbaines.
Au 20 ième , ce n'est plus le manque de place qui explique l'atonie des centres, mais la mutation fonctionnelle.
Cercle concentrique et gradient de densité :
Tableau de Heinrich Bleicher : de la distance au centre et de la densité selon la distance du centre.(Agglomération de Francfort)
Au fur et à mesure qu'on s'éloigne du centre, la densité baisse très vite.
Ce modèle a été élaboré en 1850 par Colin Clark , Idée de cercle concentrique et densité. Il renvoie aux différences entre les prix fonciers du centre et de la périphérie urbaines. Il est fondé sur un certain nombre d'hypothèse :
Homogénéité de l'espace urbain
La possibilité de se déplacer dans toutes les directions
Informations transparentes sur le prix du sol
Dans les villes compactes la densité diminue très rapidement avec l'éloignement du centre, et le gradient de densité est très élevé.
Lorsque la ville s'étale, la diminution du centre vers la périphérie est plus graduelle.
Franz Adickes : Oberbürgmeister de Francfort divisa la ville en cercle concentrique. Dans la partie centrale une limite de 4 étages et la zone de périphérie ou la hauteur doit être plus faible qu'au centre, divisé en zone de logement et en zone industrielle.
Il serait ainsi possible d'opposer une ville d'Europe occidentale étalé avec des densité qui décline du centre vers la périphérie, manifestation de la progressive évolution du paysage urbain depuis le monde de la campagne jusqu'à celui de la ville dense et une ville russe ou s'observait une solution de continuité entre le monde rural et le monde urbain, avec une absence de contraste marqué entre le centre et la périphérie.
Affirmer que la ville européenne se caractérise par sa compacité est une simplification abusive, les villes d'Europe ont eu des évolutions diverses.
Le 19 ième européen se caractérise par une grande diversité de processus d'industrialisation, de même ont pu cohabiter une grande variété de processus d'urbanisations.
On voit comment évolue le rapport entre la densité et le centre.
Il y a plusieurs types de relations :
Courbe C : ville peu étalée (4km du centre), la densité diminue très fortement.
Courbe D : dans la ville occidentale ou les transports ce sont développé, gradient de densité important mais surtout étalé.
= Relation pour les villes d'Europe occidentales.
Courbe A : la ville n'est pas étalée et surtout il n'y a pas de différence entre le centre et la périphérie : ville très massive
= Relation pour une ville comme St-Petersbourg à la veille de la 1 er GM.
S'explique par le fait que la ville à été incapable de mettre en place des transports de masse, donc la population se regroupe au même endroit, logement collectif important.
= Ville d'Europe centrale.
Il n'est pas certain que cette relation tient aussi entre les villages.
Modèle de ville très différentes les unes des autres.
Chapitre 2 : Logique et fonction Urbaine
Les villes s'individualise par les des taches administratives, judiciaires, fiscales, religieuse, commerciales et militaires.
Des équipements spécifiques et parfois des édifices prestigieux contribue a rendre visible ces fonctions qui structurent l'ordre urbain, tout comme la société urbaine fortement hierarchisée reproduit à travers ses manifestations (fêtes, procession) la rigidité des rapports sociaux et la subordination aux institution établies.
Les villes se distinguent aussi par les privilèges territoriaux qui les opposent au plat pays : le droit urbain définit les critères d'accces à la bourgeoisie urbaine, son autonomie relative sans cesse contesté par rapport à l'état. Tout cela confère à la ville un statut particulier de corporation territoriale. Le souvenir nostalgique d'une autonomie communale que la modernité aurait peu à peu étouffée hante les consciences.
A/ Des Fonctions traditionnelles aux fonctions nouvelles :
Classer les villes selon leur fonction est délicat car : parce que la perception fonctionnelle de la ville est elle même datée (18 ième ), en plus les villes anciennes mêlent les rôles juridiques et commerciaux à des fonctions plus spécifiques. La plus part du temps les fonction administrative justifient le statut de ville.
La tradition de l'échange :
Dans la ville traditionnelle les échanges tournent autour du monde agricole.
Ex : ville de Lom, marché agricole :fruit, blé, avoine, grains, bétail, bois…
Une des fonctions essentielles et traditionnelles des villes même à un niveau très bas de développement(le marché).
Certaines villes échangent, d'autres produisent (agrovilles) qui ont une très basse densité (cf. Subotica : moins de 1 à l'hectare de densité)
La richesse agricole a longtemps constitué un facteur majeur de l'urbanisation. Les grandes villes ont eu un impact considérable sur la mise en culture de leur périphérie.
Quand le dynamisme démographique des campagnes ne trouvent plus en ville sont exutoire, quand les revenus ruraux sont confisqué par les charges fiscales et ne stimule plus la production urbaine, alors la symbiose ville-campagne qui caractérise l'Europe ancienne se transforme en exploitation unilatérale et peut même entraîner un déclin.
Témoignage de Reclus :large rue, cours, jardin, fatigante monotonie.
Cette tradition de l'échange ce développe dans des foires :
Ex : Beaucaire, plusieurs barque de l'océan arrive par le canal de Languedoc.
Echange de produit très diffèrent, rayon d'action très important ce qui alimente le développement de la ville.
Fin 18 ième en France plus de 4000 foires.
En suisse développement du droit de "marché" pour certaine ville = développement de l'urbanité.
Les foires du bassin de la Volga : La Russie est au 19 ième un pays d'exportation de céréale. Ce bassin n'est pas navigable toute l'année, est un lieu de rassemblement de céréale.
Rybinsk : ville "temporaire" en hiver : 10000 hbt, en été 40000 hbt !
Ici les transactions se font dans les auberges (pas de développement spécialisé)
Makar'ev : Rassemblement de population très diverse qui échanges (fourrure,blé,arme,tissus). Cette foire sera supprimée après la révolution de 1917, le point culminant des échanges se fait en 1880, au moment où les voies ferrées vont contribuer a diminué l'importance de ces foires traditionnelles.
A la vision statique fondée sur les fonctions administrative et juridique, le siècle des Lumières a substitué peu à peu une vision dynamique de la ville, ou l'échange et la concentration des richesse détermine le statut urbain.
Pour les économistes Cantillon ou Condillac , les villes deviennent les moteurs de la croissance. Les cités accumulent les rentes, impôts et les profits. Elles animent un circuit consommation / production susceptible de bouleverser les hiérarchies établies.
Les villes elle mêmes se perçoivent différemment : enlèvement des murailles.
Les villes administratives ne disparaissent pas pour autant :
Villes allemandes en 1850 : les villes de résidences : lieux d'affirmation du pouvoir politique, villes de garnisons, de résidences.
Depuis le 18 ième , le dynamisme associé aux villes de l'échanges plus qu'a celles de l'encadrement territorial
Les villes qui bougent s'appuient quant à elles sur leurs activités commerciales. (Ex Francfort doit sa prospérité au grand commerce et à la banque).
Les conséquences du développement des transports :
L'aménagement des voies de circulation, des canaux, chemin de fer appartient aux facteurs de développement de l'urbanisation, explique la diffusion des villes vers l'intérieur des villes (Scandinavie) et la diffusion vers les zones hostiles (bord de mer, montagne) ailleurs(chemin de fer côtier et éradication des maladies). Les grands ports figurent en tête des villes à fortes croissances.
La Norvège ne comptait pas une seule ville en dehors des côtes en 1800, elles sont 7 à la fin du siècle, la Finlande aussi connaît ce déplacement de poids de population urbaine.
La côte Adriatique : ce construit autour du chemin de fer.
Effet induit de la mise en place de nouveaux moyens des transports.
Les grands ports figurent aussi dans les villes à forte croissance (Anvers, Lom).
1850 Athènes devient la capitale de la Grèce, et représente a peu près 30 000 hbt, Ermoupolis : 20 000 hbt.
50 ans plus tard Athènes a dépassé 400 000 hbt, Ermoupolis : 20 000 !
Pourquoi ? Les négociants de Ermoupolis veulent que le port devient un port franc (sans taxes) mais le port franc de la Grèce devient Athènes.
1890 : canal de Corinthe est percé : donc les navires peuvent aller directement Athènes : grand gain de temps, la bataille est perdu pour Ermoupolis.
Utrecht : (sud Amsterdam) Grand marché agricole mais grace aux développement des transports devient un carrefour international.
Dans un premier temps, les grands réseaux de circulation à l'échelle nationale ont assumé un rôle majeur dans la répartition territoriale des activités. Les villes trouvent leur places dans une philosophie du mouvement et de la centralité ou elles fonctionnes comme pôle et nœuds dans les réseaux.
De l'arrivée du chemin de fer, les hommes du 19 ième ont perçu d'abord l'effet de contraction de l'espace et attendue les dynamismes des activités, le long des axes que le nouveau moyen de transport aller irriguer. Le chemin de fer modifie de façon spectaculaire les seuils d'accessibilité en entraînant une formidable dilation de l'espace. Le chemin de fer, de manière décisive, accentue la hiérarchisation urbaine et rend possible pour les villes la spécialisation fonctionnelle selon les opportunités de marchés auxquels elles se trouvent rattachées.
Ludwigshafen : une création politique volontaire, un développement industriel.
Volonté de rivaliser avec Mannheim.
En 1859, elle devient une ville : nœud ferroviaire et port.
Et installation de BASF(firme chimique) ce qui attire une série de grande entreprise (70 environ). Cette création politique explique le développement des transports et l'installation de cette firme : économie d'échelle et mise en place d'une véritable dynamique.
Tourisme et loisirs :
Les fonctions nouvelles que sont nouvelles que sont tourismes et loisirs font naître la ville et entraînent des rythmes de croissance, souvent spectaculaire.
La diminution de l'espace-temps : zone atteignable en 6 heures depuis Londres.
On se déplace plus rapidement, donc on bouge plus.
Dilatation de l'espace liée au développement des transports.
Change complètement le rapport à l'espace, conséquence sur le tourisme et le loisir.
Les anglais ont inventé le tourisme : grand tour.
Un certain nombre de ville vont pouvoir ajouter à leur fonction le tourisme et le développement des loisirs.
Nice : Capitale d'hiver.
Atteint depuis Londres en 1870, en une journée.
La ville enregistre un afflux d'hivernants de 1861 à 1881 le nombre passe de 4400 a 33 000, et sur un siècle la population totale est multiplié par 10.
Pourquoi capitale d'hiver ? :
Au 19 ième on a peur de la chaleur, dès que la saison, chaude arrive : on s'en va !
La ville du tourisme va être lié à un certain type de végétation (palmier)
Le tourisme se développe dans les stations balnéaires et les stations thermales.
Au départ les stations thermales sont "médicales", et deviennent ensuite valorisées par les loisirs et les jeux.
Wiesbaden : la Nice Allemande.
Fin 19 ième siècle : 100 000 hbt mais peut accueillir presque le triple.
Beaucoup de rentier y vivent, joue un rôle dans la croissance urbaine.
Les villes touristiques on souvent eu un développement plus rapides que les villes industrielles.
Suisse : développement des villes liés à la montagne, aussi l'aide des CFF.
Naissance et développement des villes industrielles :
La plupart du temps les villes ne sont pas fondamentalement transformé par la 1 ière étape de l'industrialisation. La nature du couplage industrie-ville a longuement focalisé les recherches. Aujourd'hui, on insiste sur l'autonomie du phénomène urbain et sur la complexité des effets induits de l'industrialisation.
M.Hohenberg : le lien ne peut être réduit à un double processus-genre les usines s'installent en ville et les villes grandissent autour des usines.
La dynamique de la production industrielle :
En Europe occidentale : de nombreuse localité ont pris un aspect urbain et on renforcée parallèlement le rôle de la ville centrale (Leeds, Leipzig, Lille).
Vers l'est et le sud, le manque de corporation et le manque de capitaux freinent l'évolution.
Il ne faut pas assimiler industrialisation et urbanisation.
La dynamique proto-industrielle à très tôt entraîné la transformation des localités rurales ou s'implantent des unités de productions.
Avant la conversion de l'économie Anglaise à l'énergie fossile, les disparité de niveau de développement entre les différentes régions d'Europe ne sont pas particulièrement marquées, puisque le même type d'activité existe structurellement partout.
Au 18 ième : les régions dynamiques ne sont pas encore définies.
Début 19 ième : Le paysage commence a se modifier sous l'effet de la mécanisation.
Les fabriques s'installent près le long des canaux pourvoyeurs de cahrbon ou en bordure des bassins houillers.
Après 1820, les premiers chemins de fer renforcent les axes de cette nouvelle géographie. Les secteurs préindustriels continuent en effet de prospérer durant le premier tiers du siècle.
Au cours de la 2 nd moitié du 19 ième , certaines régions, périphériques par rapport au noyau industrialisé de l'Europe occidentale, connaissent un développement industriel analogue.
En termes d'emploi, les industries traditionnelles (habillement, alimentation, bois, construction) restent bien plus significatives que les nouvelles activités de pointe.
Sur le continent les espaces de la proto-industrialisation vont servir de point d'ancrage aux technologies de l'énergie fossile.
Pollard : Ce sont plutôt les secteurs pré ou proto-industriels qui constituent l'océan d'ou émerge les îles de l'industrialisation.
L'Europe industrielle se déploie le long d'un axe qui court du Royaume uni au nord de la Suisse.
L'axe industriel se ramifie quand plus au cœur de l'Europe d'autres régions accèdent aux technologies en dynamisant leur savoir faire, sans être nécessairement situé dans les gisements charbonnier.
Vaste pentagone: madrid, Manchester, Stockholm, Budapest, Naples participe a cette logique industrialisation / urbanisation.
L'industrialisation à d'autres effets : les regions de bassin houlliers connaisses un processus de concentration urbaine et de croissance spectaculaire. ( Ruhr, Borinage, Black contry).
Les vieilles régions industriels sont profondément transformées par les formes nouvelles de la production mécanisé.
Les mutation peuvent aller dans le sens d'une désindustrialisation pour certain secteur en déclin (production linière de Flandre et Irlande à cause du coton).
En Fance, les bouleversement sons sans aucune mesure avec les bouleversement hierarchique de la Gb ou de l'Allemagne. la 1 ière moitié du 19 ième est marqué par une industrilalisaiton relativement dispersée, qui n'a pas modifié les hiérarchies.
La 2 ième partie du 19 ième , l'industrialisation freinée par la grande dépression des années 1880 n'a guère alteré l'équilibre de l'armature urbaine car ce sont surtout les banlieues des agglomérations qui existent déjà qui sont devenues le territoire des usines.
La région de Leeds début 19 ième : centre de commercialisation des tissus de laine. Installation d'ateliers liés au tissage de la laine.
Des phénomènes semblables a Leipzig ou Lille.
Toute l'Europe occidentale sera lié par ce développement.
Vers l'est, le manque de corporation et le manque de capitaux freinent le développement.
Le charbon va aussi être un élément de développement de ces régions industrielles.
Dynamique importante alimenté par l'existence de ce bassin ouiller.
Les espaces de proto industrie vont servir de point d'ancrage aux technologies de charbon, qui diffuse selon le modèle Anglais.
Par le dev. des liaisons ferroviaires dans le "centre Europe" (France –Italie – Suisse) va dev. l'industrialisation dans cette région.
Le cas français : l'industrie connaît un dev. sans révolution, les relations avec l'urbanisation n'ont pas la même force que ce qu'on observe en Angleterre ou en Allemagne.
La 1 er moitié du 19 ième est marqué par une industrialisation relativement dispersé.
Les mutation peuvent provoquer une véritable desindustriallisation : Lin de Flandres et d'Irlande, déclassé par le coton.
Le Lancashire est transformé grâce au charbon, le travail du coton s'est adapté à la vapeur, les nouvelles filatures mécanique se concentre dans les villes autour de Manchester alors que Liverpool assure pas ses fonctions commerciales et portuaires les ouvertures nécessaires vers les marchés extérieur.
Cas de la Russie tsariste à l'URSS :
divise les chercheurs, l'industrialisation se développent surtout dans le monde rural, des les années 1860, l'industrie joue un rôle moteur pour la croissance urbaine. Surtout vers 1920, fait partie du dev. planifié.
On va même crée des zones de salaires pour augmenter la mobilité de la population. Les villes industrielles ont un taux de croissance presque 3 fois supérieur aux villes ou le secteur secondaire est moins essentiel.
Moscou a beaucoup profiter de l'industrialisation.
L'impacte de l'industrialisation sur les systèmes urbains :
Le modèle entre l'industrialisation et l'urbanisation peuvent se ramener à 2 grands processus : l'un qui s'appuie sur l'armature urbaine ancienne, progressivement renforcée par l'extension spatiale des périphéries. L'autre en dehors de ce systèmes ancien, par développement de villages industriels et à partir de création ex nihilo.
Les création ex nihilo(nouvelles) :
Ville qui démarre à partir de rien, transformation de village en cité.
Peu nombreuse en Europe, pas la règle générale (armature urbaine européenne remonte à l'empire romain et pendant le 12 13 ième siècle : floraisons de villes).
A l'époque médiévale les villes se créent par centaines alors que pendant l'industrialisation c'est la marge de l'armature qui va changer.
Création de villes neuves nées de l'industrie : mais très impressionnante pour les contemporains.
Ces créations renvoient plus souvent à la sidérurgie qu'a d'autres activités industrielles.
Middlesbrough : Ville complètement nouvelle, dans les années 1820 : 20 personnes. Zone en partie inondable. Elle est créée pour être un port d'exportation du charbon (mine a une 15aine de Km).
CFF de la mine vers la ville, puis exportation par bateaux.
Cette ville est créée par des "non-conformistes" (quakers = origine du plan en damier).
Middlesbrough : plan en damier typique.
Quelque haut fourneaux, mais pas primordiale…
Milieu 1825, les CFF commencent, ce sont les bateaux les plus utilisées encore.
En 1850 : la ville semble être à bout de souffle car les CFF se sont beaucoup développés et le bateaux perd son sens.
Donc la ville n'a plus le sens de sa fonction initiale.
Mais on va découvrir la fonte à proximité (gisement de minéraux de fer).
= Redémarrage de la ville sur d'autres bases.
En 1890 la ville a pratiquement 100.000 hbt, Middlesbrough devient la capitale mondiale de la fonte.
La transformation en acier sera raté par Middlesbrough car pas des minerais de fer de qualité suffisante pour faire de l'acier.
Donc laisse la place à une fonction industrielle.
Autre création ex-nihlo : Le Creusot (FR) aussi liée à la métallurgie (production de machine) une bonne partie de l'armement français y est produit.
La naissance brutale de Magnitogorsk début 1930.
Période de planification soviétique, on sait qu'il y a des gisements de fer extraordinaire, se situe dans l'Oural à 2000 Km de Moscou.
Va passer de rien à 250.000 hbt en 10 ans.
Les planificateurs choisissent de produire sur place et de déplacer le charbon plutôt.
Magnitogorsk devient la capitale de l'acier.
Développement politique planifié.
Il va y avoir une course au gigantisme entre 1928 et 1932, pour installer les hauts-fourneaux, ils vont signer avec une entreprise de New York (cf. pendant le Crash de 1929).
C'est une création industrielle de tout premier ordre.
Hiver 1930 : c'est un village de tentes encore, en plus il n'y a pas d'arbre (donc pas de construction en bois).
Dans les années 1920, les russes se demandent comment doit être une ville socialiste (Réponse : logement collectif massif).
Ernst May : architecte de Francfort, il a construit des immeubles modernes avec un confort moderne (eau, hygiène), ce modèle sera reconnu pour la ville socialiste.
Par contre ces relations avec les autorités soviétiques vont mal ce passé.
Il fait des plans pour construire la ville d'une façon abritée du vent, mais les russes construisent la ville juste sous les fumées des hauts fourneaux.
Les ingénieurs américains sont logés dans un cartier de villas.
Ou la nomenklatura prendra place après le départ des Américains.
Certains vont devoir se construire des maisons en pierres et terres (au moins ils ont l'avantage de pouvoir garder leurs poules et lapin contrairement a ceux qui sont dans les logements collectifs).
L'armement Russe sera surtout produit à Magnitogorsk.
Cités minières et villages industrielles :
Dans les régions qui tirent parti de leurs ressources locales en matières premières en développant l'industrie lourde, plusieur cas de figure peuvent se presenter.
Dans les pays noir, des gisements charbonnier, l'agrégat de cité minières et de village industrielles hypertrophiés finit par former une ville, a moins que celle ci ne surgisse ex nihilo.
Ce mode de croissance est qulifié "d'urbanisation par identité" par R.Leboutte, car les villes trouvent peu à peu leur spécification territoriale.
Néanmoins ce processus ne crée pas de système urbain totalement original car le plus souvent les centres régionaux traditionnels, aussi en pleine croissance, continue à exercer leur fonction dominante dans le réseau.
Exemple du Nord-Pas-de-Calais, ou population importante va travailler dans les mines, le patronnât doit donc aménager des villes, passant de 1000 hbt a 20000hbt. Ville champignon.
Zabrze en Haute Silésie.
Avec beaucoup de localité en 1840 de la taille de village.
En 1874 tout les villages sont regroupés sous une localité.
En 1916 Dabrowa prend le statut de ville.
La Union près de Carthagène (ou on a trouvé du plomb)
Vaste magma de localité:
Partout dans les régions industrielles de l'Europe, la ville étend son emprise sur le territoire. Le remplissage entre les banlieues, les villages et les anciens noyaux urbain, tout comme l'urbanisation en tache d'huile des bassins de peuplement, modifie le paysage.
Les limites entre la campagne et la ville s'estompent, les limites entre les noyaux de peuplement perdent de leur lisibilité.
Le paysage rappelle celui que décrit Georges Orwell : les cheminés apparaissent plus nombreuses que l'herbes et les arbres.
La région de la Ruhr (une ruche sans métropole) en 1800 lien étroit entre l'industrie et l'urbanisation, les villes ont un max de 5000 hbt.
En 1910 ville max ±300.000 hbt !
C'est développé sur la zone d'exploitation du charbon.
Le développement périphérique des grandes villes :
Souvent, l'industrie pousse au bourgeonnement de la banlieue à partir de noyaux urbains existant, il y a donc complémentarité entre le noyau ancien et la banlieue ( fonctions centrales).
Le site du Petit-Genneviliers le long de la seine, espace réservé aux maisons et aux amateurs de sports nautiques.
Fin 1880 une petite entreprise de fabrication de moteur s'y installe et modifie le style de Genneviliers qui devient une commune industrielle qui se développe à proximité de Paris.
Durant l'entre 2 guerres la vocation résidentielles du site aura quasiment disparu, l'appropriation industrielle est totale.
Certaine commune vont interdire l'installation d'ateliers pour sauvegarder les fonctions résidentielles.
Le rôle des villes est plutot passif dans une première phase, puisque c'est assez tardivement que les localités ont les moyens et le pouvoir pour amménager les structures.
Le cas des villes industrielles :
Le modèle le plus courant d'industrialisation touche néanmoins les villes elles-mêmes.
Le cas de Berlin est assez typique : ici les corporations traditionnelles ont été éliminées progressivement.
en 1971 les 2/3 de la population sont employé dans l'industrie et l'artisanat(textiles, protoindustrie).
Les grands complexes chimiques créent leurs propres sites urbains (Siemensstadt construit vers 1900-1910).
Par ailleurs le centre se transforme en City à partir des années 1880 : bureaux, magasin, banque, administration. S'amorce donc un dépeuplement des arrondissement compris dans le périmètre du mur d'octroi. La ville ancienne de Berlin perd 74% de ses habitants du maximum des années 1860 à 1925.
Le centre n'est pas vide, mais il est sans résidents.
Des générations de villes industrielles :
Les facteurs techniques vont susciter des conditions de développement différentes (électricité) vont donner à la production industrielle une souplesse nouvelle et permettre une nouvelle génération de villes industrielles.
Les mutations des activités urbaines au temps de l'industrie :
Le siècle de l'industrie a profondément modifié la typologie des fonctions urbaines en modifiant les conditions de développement des activités.
Milieu 19 ième , la ville retrouve son rôle qu'elle avait perdu avec l'essaimage de la production et les barrières artisanales, pour de biens destinées a des marchés surparégional.
Pourtant l'urbanisation ne doit pas tout à l'industrie, comme le manifeste des villes à grands rayonnement (Hambourg, Francfort) qui grâce au commerce maritime, des institutions financière d'envergure, le developpement industriel n'a pas un fort pouvoir urbanisant.
Les sociétés urbaines anciennes :
3 grands secteurs :
Le bâtiments (construction et équipement)
Les services (transports et domesticité très importante)
Les fabricants de luxe et les industries de finition, la production souvent réservée aux campagnes, comme le démontre l'organisation proto industrielle de l'industrie textile.
Il est alors possible de parler de délocalisation des activités urbaines dans les régions rurales (MO très bon marché).
La ville reste un lit de consommation de luxe. Les bourgeois rapatrient les revenus en villes.
Artisanat et industrie :
Des la 1 ère moitié du 19, dans toute l'europe urbaine, artisanat subit une crise structurelle aigue. Puis dans la 2 ième moitié déclin rapide du travail à domicile.
Le glissement se fait des petits vers grands établissement mais le processus est complexe.
Taille des villes et spécialisations :
La diversité des fonctions et des activités n'est pas sans lien avec la taille des villes.
Mine et industrie constituent le principal secteur d'activité pour les villes de +5000 hbt ,l'activité agricole passe sous 10%.
Il se repartit différemment selon la taille de la ville.
Ville moyenne : prépondérance du secteur minier (secondaire)
Ville grande : le secteur industrielle décline et on voit le développement du secteur tertiaire.
En France, on voit le partage lié à la taille, mais cela ne porte pas sur les mêmes tailles qu'en Allemagnes. En France, une ville de 20.000 hbt a déjà une certaine importance. Le processus est identique mais la taille des villes n'est pas comparable.
Plus la ville est multifonctionnelle plus elle est grande normalement.
Les villes monofonctionnelles auront des problèmes de reconversions (souvent on y construit des université pour redynamiser les régions).
Emploi secondaire et emploi tertiaires :
Pour la période 1800-1913, Paul Bairoch estime que le développement de l'industrie manufacturière a multiplié le nombre des actifs du secteur industriel par 9.
La tertiairisation dans les îles britanniques :
si on compare Glasgow et Manchester, plus de la moitié de la pop masculine travaille dans l'industrie au début. Puis Manchester après devient tertiaire, dans les petites villes autour elles resteront secondaires.
Dans des petites villes Wolverhampton, l'emploi industriel recul moins et les services sont moins dynamiques.
Persistances des traditions :
En Italie méridional, les villes demeurent des centres administratifs et commerciaux.
Rome, est un cas particulier de cité sans concentration industrielle.
Par contre le secteur tertiaire est à Rome de 49% des actifs en 1881, 63% en 1921.
A peine plus d'une centaine d'ateliers ont plus de 50 employés.
Les restructurations spatiales avec décentrement vers les périphéries de la grande industrie datent de la 1 er GM.
Les villes Italiennes conservent dans les tissus urbains centrals des activités résidentielles et de petite production. Pas de concentrations industrielles.
Évolutions des centres : le cas de Londres.
La ville sert de commutateur entre les différents points d'un territoire.Elle se concrétise par une tertiarisation précoce.
Concentration d'institutions financières, pas d'équivalent en Europe.
Cratère démographique.
Les grandes villes anglaises continuent leur processus de croissance tandis que les villes purement manufacturières stagnent.
Les transformations de l'emploi urbain :
On travail plus sur les services.
Seconde industrialisation et tertiarisation :
1 er phase : 1820 – 1870 (1 er industrialisation).
2 nd phase 1880-85 électricité joue le rôle moteur, industrie chimique. ( 2nd industrialisation). Le secteur secondaire commence a être plus bas que le tertiaire. (= Tertiarisation).
Adna Weber : alors que l'activité agricole est le lot de plus du 1/4 de la population dans les villes de 5000 hbt, elle tombe en deçà de 10% une fois ce seuil franchi, et en deçà de 2% pour les villes de plus de 100000 hbt. ceci en Allemagne. Mines et industries constitue le principal secteur d'activité pour toutes les tailles de villes, mais leur préponderance est maximale pour les villes entre 5000 et 100000 hbt. catégorie ou sont surreprésenté les activité commerciales et les services.
Seconde industrialisation et tertiarisation :
Des années 1880 a1930, durant le second souffle de l'industrialisation qui touche l'Europe, le couplage étroit de la ville et de l'industrie est plus évident.
Piveteau : Processus en spirale : la ville appelle l'industrie, tandis qu'en sens inverse l'industrie pousse chaque ville à se développer et les villes a se multiplier.
Pendant la première phase de croissance ou le textile joue souvent un rôle prépondérant, l'effet d'agglomération provoqué par l'industrie reste modéré, sauf pour les régions minières. Alors que les facteurs techniques jouent en faveur de la concentration des activités durant la seconde phase. Parce qu'elle a besoin de grands établissement et de main d'œuvre abondante, l'industrie des machines, dont le rôle moteur caractérise la maturité industrielle, ne peut être dissocié du phénomène d'urbanisation.
Ce processus de regroupement des hommes et des ressources beneficies des nouvelles technologies dans le domaines des transports (plus rapide, interconnectés en réseaux).
Ce qu'on apelle économie d'agglomération, ce phénomène cumulatif qui conduit les industrie a chercher les avantages urbains. La ville en tant que place centrale, joue un rôle de multiplicateur d'emplois qui renforce le mécanisme des économies d'echelle de la grande industrie : la rentabilité d'une unité de production augmente avec ça taille.
Debut 20 ième , les villes secondaires prennent le relais pour l'emploi secondaire, alors que le secteur des services semble offrir plus de possibilité dans les villes surpeuplés. Quoi qu'il en soit les nouvelles technologies s'implantent d'abord dans les grandes villes avant d'émigrer vers des villes plus petites (entreprise éléctrique). Il n'est pas abusif de parler d'un processus de desindustrialisation dans les grandes villes au 20 ième . Il s'inscrit dans une sotre de grand ccle spatiale qui dans un premier temps voit les regions urbaines attirer les population et les ctivités jusqu'à ce qu'elle soit saturées, les effets d'encombrement, commence alors une phase de déconcentration des activités aux profit des villes moyennes, dont la compétitivité se trouve dynamisé par le développement des grandes villes (= processus de tertiarisation).
Renouvellement et croissance des populations urbaines.
L'industrialisation n'est pas la cause de la croissance industrielle et la massivation avait commencé avant.
1/ Les composantes de la croissances urbaine :
La résultante du solde naturel (naissances et décès) et solde migratoire (immigration et émigration).
La relation entre le solde migratoire et le nbr d'hbt est souvent dans un rapport 1/10 au 19 ième .
Berlin solde migratoire :1901 de 500 000 personnes mais provient au déplacement de 4 millions de personnes entrées et sorties.
Exemples :
Rouen : évolution de la mortalité et de la natalité, croissance modeste.
Croissance naturelle positive début 19 ième , Croissance naturelle négative fin 19 ième .
Rouen à une mortalité globalement stable mais ou la natalité diminue fortement
St Petersbourg : va passer de 220.000 à 2200.000 (pop*10).
La natalité et mortalité et le contraire de celle de Rouen.
St P. est considéré comme dangereuse en Europe et pourtant à Rouen la mortalité est supérieur. Car globalement on voit la mortalité infantile fortement progressée au milieu 19 ième (presque triplé). Ce qui va contre les idées reçues.
Les populations urbaines ont été menacées surtout les jeunes enfants.
Rousseau : L'Emile (1792)
Contre idée de fourmilière, l'homme ne doit pas vivre en troupeau.
Argument sur la question de ce qu'est une ville.
Campagnes = parties saines fournissent le renouvellement aux villes.
Vision de la ville comme un lieu de perversion, les maladies vont de pair avec les vices de l'âme.
Il y a plus de villes qui fonctionnent avec une forte croissance naturelle au fin 19 ième , Rouen est plutôt une exceptions.
Croissance et le solde migratoire :
Selon la place qu'occupe le mouvement naturel et mouvement migratoire dans la croissance des villes, le dynamisme mais aussi les sociabilité peuvent être très differents.
Gb : 1841 et 1911 la croissance triple. Solde naturel = 12,7 M Migrations 2,6M
Fr : 1806 et 1911 la croissance triple. Migrations 15,5 M de nouveaux urbains. Croissance naturelle = -de 4M les décès urbains ont au moins surpassé les naissances de 1M. (sur enregistrement des décès)
tab :
Londres croit de 84 , Solde migratoire 16 et annexion 0 territoriale
Paris 15 64 21
Munich 11 72 17
Vienne 21 33 47
Cela peut même se produire au sein du même pays.
En Fr la faiblesse de l'urbanisation Fr s'explique par le faible croissance naturelle.
La croissance des villes soviétiques :
1926 à 1939 : de 26 M à 56M (30M d'urbains en plus)
Croissance naturelle : 6M
Changement de classement : 6M
Migration : 18M
Cette très grande différence dans la part de la croissance naturel et migratoire va avoir une série de conséquences sur les structures démographiques.
La diversité des structures démographiques :
Plus la constitution de la population est rapide et fondée sur le développment d'un secteur industriel unique, plus les déséquilibres démographiques sont accentués. Les villes industrielles abritent une population jeune et enregistre des déséquilibre entre les sexes et entre les ages qui ne sont pas indifférent aux secteur d'emplois.
Les villes textiles, abritent presque autant de femme que d'homme voir plus de femme. Les villes siderurgique abritent elles plus d'hommes.
(cas de bordeaux)
1831 : Avant le début de la croissance, plus de femmes que d'homme (caractéristique d'une élite).
1851 : La croissance commence : forme de toupie pour la pyramide des ages.
1891 : forte immigration, légère augmentation de la base.
1911 : encore un peu plus accentué.
Les villes métallurgiques attirent plus d'hommes que de femmes, les villes textiles attirent plus les femmes.
Dans une grande ville, la domesticité est plus développée (jeune domestique femme).
2/ La fragilité des populations urbaines
L'entassement des populations: (notion de densité et de surpeuplement)
La théorie des miasmes fait de l'entassement la 1 er raison des maladies.
Les miasmes : lié a la putréfaction, l'humidité, mais on sait pas trop ce que c'est.
ce sont des formes complètement imaginaires. Par contre l'essentiel des médecins considère cette théorie comme juste.
L'objectif est de désentasser la population. (cf. transformation de Barcelone et le plan de Cerdà redonner de l'éparpillement comme à Londres)
Se crée l'équivalence éparpillement et santé et entassement et miasmes.
Pour éviter les miasmes il faut aérer et éclairer les villes (percés urbaines cf. travaux de Hausmann ).
La notion de densité est lié à l'entassement. On calcul la densité (population/surface) en générale.
En Allemagne, ils font parfois populations/surfaces bâtit.
A Paris : bourrage des parcelles. (on rajoute des étages)
A Berlin : Mise en place du plan Hobrecht il imagine de très grande parcelles très massives. Ce qui fait qu'un autre type d'habitat de met en place, succession de cours, plus ou moins grande, son idée était de permettre au gens de qualité différente de vivre ensemble. (= Mietskazernen)
Ce qui est une spécificité Berlinoise volonté de ne pas séparée riche et pauvre mais favorise un très grand entassement. De plus les cours sont souvent remplacé pour mettre encore plus de gens.
A Londres : Ville beaucoup plus étendue (6* Paris). Dans la city, très faible densité, par contre autour de la city forte densité.
Les problèmes d'entassement sont directement lié a la perception qu'on a de la fragilité des populations urbaines.
Les densité les plus forte sont en 1850-1860 en Europe.
Carte : le monde des villes, Pinol .
Si l'impact des fortes densités sur la fragilité des populations urbaines n'est pas évident, le comportement des citadins, qui tendent à limiter les naissances pour adapter la taille des ménages aux caractéristiques du logement urbain ou pour tenir compte du coût d'entretien des enfants une fois leur travail réglementé, fragilisent l'avenir des populations.
La limitation des naissances :
La jeunesse de la population urbaine suffit généralement à expliquer la plus grande natalité des villes sur les campagnes.
Au tourant du 19 et 20 ième, dans de nombreux pays occidentaux, la natalité urbaine est supérieure à la natalité rurale (sauf Russie et Allemagne).
Il est plus pertinent quand c'est possible de comparer les indices de fécondités, le nombre de naissance est reporté aux femmes mariées en age d'avoir des enfants.
Mais demandent une documentation plus précise.
Très souvent, l'écart entre fécondité urbaine et fécondité rurale s'accroît car le déclin est plus rapide en ville que dans le monde rural : les spécificités du comportement démogrpahiques sont alors renforcés.
La question de la pertinence du concept de population urbaine se pose, car les échanges sont permanents, et la diffusion de la limitation des naissances, souvent imputé aux popullation urbaines, ne peut être comprise en postulant ces populations comme stables, alors que mobilité et renouvellement sont les principes mêmes de leurs existance.
On remarque en plus un nombre d'avortement qui augmente (Vienne de 400 en 1892 a 4500 en 1912) et le nombre d'enfants illégitimes diminue.
Les villes mortifères :
L'urbanisation s'est soldé sur une mortalité très haute, mesurée indirectement en comparant l'espérance de vie à la naissance. L'espérance de vie est souvent inversement proportionnelle à la taille de la ville.
Les phases de croissance paroxystique sont les plus pénalisantes pour les populations citadines.
Alors que les taux de mortalité sont globalement plus faibles en Angleterre qu'en Allemagne, la surmortalité urbaine y est plus affirmée.
Selon les conceptions répandues à la fin du 19 ième , la mortalité est proportionnelle à la taille de la ville, et les petites villes sont souvent exonérées des accusations de surmortalité qui caractérisent les sommets de la hiérarchie urbaine.
L'importance de la mortalité infantile et enfantine :
La mortalité infantile joue un rôle important dans la surmortalité urbaine, mais les enfants qui ont dépassé 1 an sont toujours sous la menace,et les conditions de la vie urbaine sont plus pénalisante que le travail industriel.
Dans certaine ville la mortalité infantile est très inférieur à la mortalité enfantine, car les nouveau nées sont pour un temps immunisé par le lait de leur mère.
Après la 1GM, les quotient de mortalité sont 3 fois moins élevée qu'en 1850-60.
Le tribut payé à la mort par les nouveau nées est essentiels mais il ne faut pas négliger celui qu'on payé les enfants jeune.
Il est souvent difficile d'isoler les facteurs, d'autant que la spécificité urbaine ne se manifeste pas toujours de la même manière.
Athènes VS Stockholm :
Dans les années 1870, la mortalité infantiles est de 314 0/00 à Athènes et de 226 0/00 a Stockholm.
Début années 1930, 129 0/00 à Athènes et de 46 0/00 à Stockholm.
Elément décisif de cette forte réduction : longtemps la baisse de l'allaitement au sein et l'utilisation d'eau non stérilisé ont entraîné une forte augmentation des décès liés aux maladies intestinales. (40% des bébés mort à Bordeaux).
Les étés chaud sont particulièrement meurtriers.
Cette évolution souligne la mutation importante qui se situe dans les premières années du siècle. L'amélioration des conditions de vie est générale et les villes en profitent d'avantages. Pendant l'entre 2 guerres, la mortalité infantile des campagnes est plus grande que celle des villes.
La mortalité infantile renvoie aux conditions de vie différentes entre monde urbain et monde rural, mais d'autres clivages, comme les caractères régionaux, peuvent également intervenir.
Comme d'autre indicateur démographique, la mortalité renvoie aux différences sociales. Les écarts entre quartiers sont parfois bien supérieur aux écarts entre les villes.
Maladies urbaines :
Le choléra, épidémie spectaculaire, a cristallisé toutes les frayeurs du 19 ième , mais s'il n'est de loin pas la principale cause de décès (Varioles, typhoïde, tuberculose).
La distribution de la mortalité urbaine n'est pas lié à la taille des villes. En revanche se distinguent 3 zones ayant les mêmes caractéristiques.
Zone de faible mortalité (<12%):Allemagne, Suisse, Belgique, Pays-bas.
Zone de moyenne mortalité : Angleterre, France, Italie du Nord, Autriche.
Zone de forte mortalité : (>25%) sauf dans les capitales (Rome, Moscou, Sofia).
Du point de vue démographique, la croissance urbaine a des conséquences négatives sur la population. Les taux de mortalité des villes est très dispersé et la relation directe entre taille des villes et morbidité n'est pas avéré.
Les équipements sanitaires sont souvent isntallé dans les grandes villes d'abord.
Deux maladies mettent en évidence des caractéristiques différentes de la mortalité urbaine : la tuberculose, 10 à 25% de la mortalité générales, et la mortalité typhoïdique 1 à 3% dont le poids est moindre mais les causes sont très spécifiques.
La distribution de la mortalité tuberculeuse ne recoupe pas parfaitement les caractéristiques de la mortalité générale, mêmes si certaines constantes se retrouvent. La dimension social de la maladie (usure aux travail) influe nettement sur ça distribution, en gros les villes a fonction tertaire souffrent mois de la tuberculose que les villes industrielles.
Toutes les villes ne sont pas dans la même phase de croussance et en période de croissance paroxytique, l'impact négatif n'est pas de la même ampleur qu'en phase de croissance plus modérée. Toutes les villes ne possèdent pas les mêmes équipements sanitaires et ces derniers n'ont pas toujours les mêmes conséquences (période d'installation, techniques), il arrivent même dans certain cas qu'il aggravent la morbidité (ex: adduction d'eau avant l'adoption de la filtration par le sable).
La comparaison la plus pertinente serait donc celle qui porterait sur les processus d'urbanisation, plus que sur les indicateurs.
En matière de typhoïde, c'est un bon critère de la qualité des équipements sanitaires. La carte de la mortalité typhoïdique conforte l'hypothèse liée à la qualité des réseaux techniques : dans toutes les villes britanniques, le réseau d'eau est soigneusement contrôlé et surveillé (et la typhoïde y est basse).
3/ Les mobilités de la populations urbaines
Résumé : définition de la ville, réseaux urbains, statistique des villes , populations urbaines.
Maintenant : les sciences de la ville (=urbanisme).
La thématique de la mobilité est fondamental.
Phases :
Entre les phase de faible immigration (avant 1830 et après 1945) et la phase de très forte mobilité (1880 – 1920), le rapport varie du simple au quadruple.
Définition de mobilité :
Malgré ces variations, ils semblent bien qu'il y ait eu passage d'un monde a forte mobilité spatiale (car déplacement quotidien bref) à un monde dans lequel la mobilité spatiale, mesuré à travers, mesurées à travers les déménagements, diminue parce que le déplacement quotidien peuvent être long suite à l'augmentation de la vitesse de déplacement.
J. Ruskin : "Nous ne considérons nos maison que comme des logments temporaire", c'est pour lui la raison de la décadence architectural des années 1850.
{
Exercices commentaire de documents : "Le problème de la vieille ville"
Question sur l'aménagement urbain :
Souza , s'intéresse à la société, mais il n'est pas socialiste pour autant …
L.77 trompe l'œil des retraites ouvrières.
Sur les positions globales il a l'air chrétien social.
Tendance culturaliste dans l'aménagement de la ville :
Vs destruction des fortifications, (cf. texte à bas les murailles, qui empêchait la ville de grossir et d'avoir une densité permettant une bonne hygiène publique : Barcelone).
Efforts esthétiques : la volonté du beaux (= def. les culturalistes)
Le beaux et l'hygiène ne sont pas contradictoires.
Référence à un état idéal "age d'or": le Moyen Age (L.39, 73)
Cf. John Ruskin : père des culturalistes en Angleterre.
Ils veulent une ville fonctionnelle : Arts and Craft = culturalisme Anglais.
Tendance qui considère qu'on a fait une série d'erreur au 19 ième .
Les opposants sont les progressistes et les rationalistes. Affrontement entre le progrès et le passé.
}
Les stigmates de la ville industrielle :
John Ruskin : développement dans l'anti-urbanisme en Angleterre. Il idéalisa le moyen age. Il a ouvert la voie au socialisme britannique en inspirant Wiliam Morris. Il stigmatise la laideur qui émane des grandes villes puantes.
Dans Nouvelles de nulle part : il rêve d'une ville de Londres sans fumée ou tous les habitants respirent la santé. La cité-jardin n'est pas loin.
Conceptions divergentes :
Pourtant nombre d'observateur voient encore la ville comme une menace pour les valeurs traditionnelles et un terreau pour le renversement de l'ordre établi.
Les partisans de la vie urbaine vont développer leur contre argumentation sur 2 plans.
Ils vont montrer que la ville n'est pas plus criminogène que la campagne, et que la ville est le lieu ou s'épanouit la liberté individuelle qui favorise les solidarités volontaires.
Vers 1880, la vision positives des villes semble prendre le pas sur la négative.
Les dictionnaires véhiculent l'image valorisante de la ville comme lieu de maximisation culturelle et matérielle, générateur de progrès et d'innovation.
Les nouveaux outils de compréhension de la ville :
JC Perrot : "L'invention de la question urbaine surplombe s'un siècle celle de la question sociale." Le 18oème a cherché dans l'espace les explications de la pathologie urbaine, le 19 ième se serait attaché à comprendre les dysfonctionnements de l'espace urbain par le social.
L'ampleur de conflits sociaux aurait fait passer des la fin du 19 ième , les préoccupations du social à la question du logement.
C'est à dire passage du darwinisme sociale, à des interventions qui relèvent davantage de la discipline appliquée.
L'histoire des règlements de l'urbanisme illustre cette évolution :
Au début leur finalité est l'embellissement, puis viennent les règlement sanitaires d'hygiène et ensuite tardivement les plans d'extension et autres instruments de l'urbanisme.
L'hygiène est au cœur de ce processus et évolue du champ expérimental et bactériologique à l'hygiène sociale et à l'hygiène raciale.
Du médico-spatial à l'hygiène :
Durant le siècle des Lumières s'affirme une stratégie médico-spatiale de l'espace urbain lorsque s'effectue le passage d'une interprétation de la forme à une régulation de cette forme.
La monarchie absolue a suscité l'élaboration d'instrument de gestion de l'espace urbain qui ont une certaine cohérence qui résulte en particulier de la procédure de l'alignement qui délimite le domaine public et le domaine privé.
Le contexte régalien (attaché à la royauté) est donc aux origines d'une procédure qui va devenir l'instrument par excellence de l'espace urbain.
La ville dans son ensemble est pensé de manière médicale, et les médecins définissent l'espace explicatif des maladies en insistant sur le rôle de l'exposition et sur les effets néfastes de l'humidité. L'air de la ville leur paraît malsain.
Le néo-hippocratisme dominant trouve là un terrain d'élection quand il s'agit de dénoncer la ville comme un organisme malade et insalubre.
Pour recouvrer la santé de l'organisme urbain pas d'autre solutions que de faciliter les circulations des fluides, eaux et air. Très concrètement cela signifie faire la saignée, émonder par la procédure d'alignement, élargir les rues, percer de part en part les tissus urbain trop denses.
L'âge des grandes enquêtes : la focalisation sur le logement
Gb : Edwin Chadwick : ces enquêtes préparent le premier Public Health Act de 1848. Elles constatent le surpeuplement des villes à forte croissance, et est un des premiers à attirer l'attention sur les coûts sociaux du logements précaires. Les slums sont pour les observateurs une véritable jungle de l'Est End devient ce monde exotique ou pénétrer est une véritable aventure.
Belgique: E Ducpétiaux : "la mortalité croit en raison de l'agglomération de la population dans un espace donné, du mauvais état des habitations, du nombre d'habitant inscrit sur la liste d'indigents.
Allemagne: est certainement la terre d'élection de l'enquête sur le logement. Le débat commence durant les années 1840, des revues multiplient les rapports entre le paupérisme et les questions sociales.
Fondée en 1872, l'Association de politique sociale va publier en 1886 les résultats d'une grande enquête sur le logement. Les conclusions souhaitent l'interventionnisme de l'état et suscitent la méfiance des propriétaires, inquiets de la perspective de réglementations.
La société de santé publique s'intéresse à la réforme sociale au sens large et aux techniques d'hygiène en particulier. Elle fait campagne pour les raccordements de chaque logement aux réseaux d'eau et d'égouts et demande la réglementation des constructions. Elle s'intèresse au logement en luttant contre les casernes locatives et les caves habitées et édicte des normes sur les surfaces et le volume du logement au début du 20 ième .
Italie: Des enquètes menés à Milan au début du 20 ième , révèlent l'importance du petit logement et soulignent ce qui est perçue comme une corrélation étroite entre taille du logement et mortalité
Autour du logement, les approches multiples de la question urbaines, puis de la question sociale, prennent de la consistance et débouchent sur des propositions concrètes.
Lois sur le logement : normes pour éviter les logements surpeuplés.
surpeuplé : plus de 2 personnes par pièces. (1918 Leipzig)
Mouvements en Europe occidentale pour mettre en place des reformes du logements, mobilisation qui débouche généralement sur une législation(Belgique) pour des habitations a bon marché (HBM).
La loi ne sera pourtant pas très efficace, ne permet pas de construire beaucoup de logements, seulement pendant l'entre-2 guerres que c réforme vont aboutir.
Essor de l'hygiénisme :
Durant le 19 ième , le savoir sur les villes se diversifie. Le discours médical domine largement le débat jusqu'en 1870-80, en propageant les préceptes hygiéniste. Par elle se modifie les modes contemporains d'intervention sur l'urbain. L'hygiène invente la question urbaine dès la 1 ière moitié du 19 ième . Elle est d'inspiration néo-hippocratique. Les conceptions aéristes justifient les aménagements des villes.
"Permettre à l'air et à la lumière de pénétrer partout et de distribuer leur influence régénératrice".
Benjamin Richardson : Hygiea : utopie prône un urbanisme aéré pour une ville modèle de 100000 hbt. avec des immeubles de petites tailles et des bonnes voies de communications. Richardson évoque la récupération des fumées toxiques des cheminées ainsi que la création de commodité sanitaire (eau chaude).
L'hygiène a des sociétés professionnelles chargées d'influencer les administrations en France (société de médecine publique et d'hygiène professionnelle), en Allemagne, Belgique, Angleterre, Russie. Les congrès internationaux d'hygiène se succèdent à rythme soutenu.
Les collectivité publique se réfèrent notament à l'épidémiologie et à l'hygiène pour fonder la politique sanitaire(1870-80). Ils y aura 14 congrès entre 1876 et 1912, mais le premier fut organiser à Bruxelles avec des auteurs comme Chadwick et Villermé . On parla de pièce avec au minimun 14 mêtres carré, et le volume d'air par individu ne devait pas être < 14 mêtre cube d'air.
En 1856 : F.O Ward : Triomphe de l'organicisme, la ville est bien un organisme collectif (circulation sanguine).
Mais l'hygiène permet aussi aux rivalités nationales de s'exprimer. Opposition entre les théories contagionnistes et miasmatique.
Affrontement entre les contagionnistes qui pense que la transmission est d'individu à individu et les miasmatique qui pense qu'il existe des foyers de miasmes. Ils seront raccordé grâce à la révolution pastorienne(1856).
Le discours médical domine l'ensemble des débats sur la ville jusqu'en 1870.
C'est une science englobante : l'angle d'attaque essentiel d'intervention sur la ville.
Inspiration du mouvement des peuples 1848, comment peut on améliorer les conditions de vie du plus grand nombre (mettre carré min. dans un logement, le cubage d'air = volume du logement, min 13 M cube) cela n'aura pas de véritable impacte cependant.
Inspiration neo-hippocratique : renvoi à l'Antiquité.
Conception miasmatique ou conception aèristes.
Aèristes, la largeur influence la hauteur des maisons en proportions, rependre l'air et la lumière.
L'utopie Hygiéniste :
Hygeia de B. Richardson, urbanisme aérer, ville pas dense, la ville modèle est ± 100.000 Hbt. Avec des bons moyens de transports.
Récupération et traitement des émissions toxiques des cheminées ainsi que création des commodités sanitaires (salle de bain et eau chaude).
Jules Vernes 500 millions de la Bégum : conflit France Allemagne +
L'hygiénisme et son organisation :
Au niveau national : mise en place de société professionnelles pour influencer les instances administrative.
Fr. : Société des médecine publique et hygiène professionnelles en 1877.
Eng. : 1850
All : 1873
Les congrès internationaux : organisation internationale de l'hygiène.
Premier en 1852 : Bruxelles
Ils se réfèrent à l'épidémiologie et l'hygiène pour fonder la politique sanitaire.
Entre 1890 et 1910 ± 2500 congressistes à chaque fois.
Cf : évolution de la mortalité jusqu'en 1890 en gros on vie plus vieux en campagne qu'en ville, après 1910 c'est plutôt l'inverse.
Donc globalement la situation est en train de basculer, la bactériologie a bien aider à ce renversement.
La ville comme laboratoire :
La longue durée de la théorie des miasmes :
Les principes infectieux se développent a cause de l'accumulation la stagnation, macération de la matière et des corps(=méphitismes).
L'éparpillement des hommes et un bienfait qui provoque la diminution des risques.
On ne sait pas qu'il existe des microbes, les miasmes apparaissent comme les éléments essentiels de la diffusion des risques sanitaires.
La mauvaise odeur est le révélateur.
1848 : John Snow montre que l'eau est le vecteur du choléra. Il montre que sur le quartier une borne-fontaine est à l'origine du choléra il a utilisé la cartographie pour comprendre (Londres).
A l'époque tout le monde buvait à la même louche.
Souligne donc l'importance de la qualité de l'eau.
Épidémie de Hambourg 1892 :
Débat entre R.Koch (inventeur de la bactériologie avec Pasteur) vs M. von Pettenkoffer (soutien la théorie des miasmes professeur de chimie).
En 1904 lors d'une théorie de typhoïde dans la Ruhr, le directeur du service d'adduction d'eau ne sera pas condamné grâce aux théories de Pettenkoffer. L'eau est comprise comme bien alimentaire.
La théorie des miasmes ne s'est pas arrêtée a l'apparition de la bactériologie (Supprimer du Larousse en 1834).
Encore en 1820 le Larousse accepté encore les miasmes.
Les microbes ne sont plus niés a partir de 1880.
Les mécanismes de la propagation :
Vers 1870-80 les effets de de la politique hygièniste de l'eau commence a faire son effet, les villes occidentales vivent aux rythme du typhus, de la variole, et de la typhoïde. Bien que dans l'imaginaire se soit le choléra qui l'emporte (1 ière apparition en 1831).
Partout en Europe, l'épidémie de choléra est l'occasion de prendre la mesure de l'état sanitaire catastrophique de certaines cités, mais plus encore que le choléra, la fièvre typhoïde est au cœur des polémiques entre partisans de la théorie des miasmes et tenant des thèses bactériologiques.
Pour les 1 ier : préconisent la mise en place d'égouts (contre les vapeurs méphitiques).
Les 2 nd : Encourage l'adduction d'eau et la mise en place de station de filtrage.
L'émergence de la bactériologie :
En 1882 R.Koch met en évidence le bacille de la tuberculose et du choléra.
Louis Pasteur précise le mode de contagion des maladies infectieuses et les précautions antiseptiques. = Révolution Pasteurienne en France.
Développement de la sérothérapie.
Les hygiénistes rentrent dans une autre logique, ils doivent renoncer à la théorie des miasmes, mais ont peur que les avantages hygiénistes disparaisse avec la bactériologie.
L'impact sur les villes :
Les nouvelles méthodes chimiques de désinfection vont se substituer aux vieilles techniques de désodorisations. "Tout ce qui pue ne tue pas …"
Le microbe a donc supplanté le miasme avec des changement dans la façon d'envisager les pathologies urbaines.
Il y a quand même une focalisation sur l'eau, les systèmes d'adduction d'eau vont être très surveillés.
Les explications des "pastoriens" renforcent la place des techniciens des grands équipements seuls responsables désormais de la pureté des eaux de consommation et les bactériologistes fonctionnent comme des experts. Ils jouent un rôle de plus en plus importants.
L'hygiène comme stratégie concerté :
Entre 1870 et 1914, l'hygiénisme devient une stratégie concerté des municipalités.
Elle s'appuie sur une législation nationale contraignante.
Les maires s'entourent de spécialistes dans le domaine de l'hygiène et de l'aménagement et de la salubrité.
Ex :
Munich
Hygiéniste: Von Petterkoffer
Médecin
Architecte
Urbaniste: Theodor Fischer (pittoresque)
Cologne
Urbaniste Stübben : rationnel et progressiste.
Ingénieur
Médecins
Chimiste
Importance de la lutte contre la tuberculose :
Les villes ont beaucoup investit dans la lutte, elles ont construit des sanatoriums, des dispensaires et appointé un personnel qualifié.
Partout les municipalité ont mis le lien entre condition de logement, le manque d'air et de lumière avec la tuberculose qui est par excellence la maladie des quartiers pauvres, insalubres, trop dense.
Munich en 1910 : 298 familles hébergent un tuberculeux, 217 vivent dans 1-2 pièces.
La maladie génèrent de nouvelles habitudes d'hygiène.
Lien entre le surpeuplement et de l'insalubrité.
La nécessité de se prémunir contre les crachats des tuberculeux justifie l'obligation d'installer partout dans les lieux publiques de crachoirs, cracher sur le sol devient grossier.
La propreté et l'ordre dans la maison sont les vertus cardinales propagées par l'enseignement ménager et de nombreuses publications populaires.
Cf. Jean batiste Godin : "poele en fonte" à Guise (Ain) habitat collectif, il invente les "trappes à vides ordures".
Il fait un règlement ou on dit ce qu'on a le droit de faire : pas de lapin, poule, …
On oblige les gens a adopté des techniques de propreté et d'ordre.
Les pauvres et l'hygiène :
L'expression anglaise : "The Great Unwashed". Equation entre hygiène corporelle et la moralité.
G.Orwell : ces gens la sentent …
Agir sur les comportements :
La phobie des bactéries se prolonge durant les années 1920, 1930.
L'obsession de la propreté va jusqu'à la crainte des contacts avec autrui.
Dans les logements, la mode bannit les tapis et conseille le linoléum.
Dans les villes les parcs sont compris comme les poumons verts.
L'aboutissement extrême de ces angoisses est vécu dans les abris antiaériens de la seconde guerre mondiale : le mouchoir devient la dernière barrière en permettant de piéger les germes infectieux.
La fragmentation des savoirs :
Les risques du racialisme :
Durant la 1 ière partie du 19 ième , un courant environnementaliste s'épanouit. Il s'intéresse aux conséquences de la dégradation du milieu naturel sur les populations urbaines.
G. Hansen (fin 1880) développe la théorie sociobiologique de l'urbanisation. Selon cette théorie, sans migrations rurales les villes disparaissent en 3 ou 4 générations. Il craint aussi que les populations intelligentes des villes vont se faire étouffer par le prolétariat.
Otto Ammon (Pangermaniste), la ville vide les campagnes de ces meilleurs éléments mais en plus les pervertis et amène à leur disparition progressive : disparition de la race allemande, théorie eugéniste ( les méthodes génétiques) (repris par les nazis).
Ces milieux prônent le transfert des villes à la campagne et promotion des nouveaux types de logements et d'installation sportives.
Modèle de la cité-jardin T.Fritsch (encore un nazi)
Université de Munich ouvre en 1923 la première chaire d'hygiène de la race.
Mais l'eugénisme (sélectionner certain nombre de critères génétique) progresse aussi ailleurs en Europe (Eng, Fr.).
On veut transformer l'ensemble social.
Les sciences sociales :
Parallèlement se développent d'autres savoir, la statistique urbaine (dès 1852). En 1872, paraît la statistique internationale des villes qui sera interrompue par la guerre.
La géographie urbaine se développe relativement tard (dès 1920). La ville s'appréhende comme pôle animateur de flux et d'activités à l'échelle d'une région qu'on s'efforce de délimiter.
W. Christaller : Théorie des places centrales, bénéficie d'une audience extraordinaire (1932). Cette théorie descriptive de la ville fonctionnelle dans l'espace va servir de fondement à l'aménagement du territoire dans les régions conquises par les nazis. En Pologne par exemple, certaines villes sont ramené à un niveau inférieur de centralité, ce qui implique que sont envisagés concrètement des déplacements de population.
P.Geddes : (cities in Evolution, 1915) : il ouvre la dimension régionale de la pensée sur la ville. L'évolution des villes ont eu une dimension heuristique (fait et règle scientifique) certaine.
Le rôle du social :
Depuis le début 20 ième , s'affirme une variante plus sociale et politique de l'hygiène. Sont désormais scrutées les conditions d'émergence de la surmortalité infantile. L'hygiène sociale interprète les maladies physique comme des mauvaises conditions sociales (logement insalubre, accidents professionnels ou sous-alimentation). La théorie proposée relève de la réforme sociale et du changement politique. De telles idées s'insèrent aisément dans les courants socialistes.
Cette invention du social caractérise l'entre-2 guerres.
France : Henri Sellier : Pour lui la ville est un laboratoire fécond de solidarité sociale. Il est hygiéniste et ce voue à l'assainissement de la cité. L'encadrement d'une telle gestion passe par la mise en place de dispensaire de quartier, de dispensaire prophylactiques (antituberculeux, antisyphilitique), d'établissement spécialisé en soins dentaires. Les services techniques prennent de l'ampleur, du bureau de chômage au bureau d'hygiène et aux services d'élaboration des plans d'urbanisme.
Allemagne : A.Grotjahn (1923, pathologie sociale) : suggère l'intervention de l'Etat pour supprimer les hautes densités de logement responsable des maladies.
Plus novatrice la notion de congestion urbaine, traduit une appréhension différente des réalités. au 19 ième , Les photos aérienne de taudis et logement insalubre donnait prise au discours hygiéniste.
La congestion Urbaine :
La notion de congestion urbaine, traduit une appréhension différente des réalités.
Apparue dans la revue "La Vie Urbaine" en 1920, elle procède de la photographie aérienne en plein essor avec les progrès de l'aviation. Au 19 ième siècle, les photographies des taudis et de logements insalubres donnaient prise au discours hygiéniste.
A partir des 1920, la vue en plan rend concrète la congestion de l'organisme urbain et la paralysie qui le guette.
Conséquences sur la vision de transformation de la situation.
Le mode de communication de la réforme va se transformer grâce au plan (régulateur, extension), renvoi à la révolution des techniques. On propose une décongestion.
L'aménagement devient la solution aux problèmes physiques, économiques et sociaux des villes.
L'hygiénisme est la matrice de l'intervention sur la ville.
L'invention de l'urbanisme :
Le caractère opératoire des savoirs est à la base de la science des villes qu'est l'urbanisme.
Contrairement au autres savoirs, l'urbanisme naissant e d'emblée pris l'allure d'une discipline technique très internationales, celle de la gestion concerté de l'espace.
Le tissu urbain apparaît comme un laboratoire de la politique territoriale. Les idées circulent rapidement (congrès internationaux). Néamoins l'urbanisme Allemand, début 20 ième , se profil comme étant le plus avancé techniquement et institutionnellement.
La naissance de la profession : (Progressiste vs culturaliste)
Le modèle progressiste croit aux vertus d'un ordre urbain rationnel. Il s'inspire des réflexions des hygiénistes pour proposer une ville aérer et saine, à l'esthétique simple et géométrique et à l'organisation spatiales fonctionnelles.
Les culturalistes eux baignent dans une sorte de nostalgie préindustrielle idéalisée, de petite taille, au plan irrégulier et asymétrique, propice à la vie communautaire.
L'inspiration vient de l'esthétique et moins de l'hygiène.
Schématiquement, les pré-urbanistes du 19 ième , se séparent en fonction de 2 courants :
L'évolution du vocabulaire, le concept de Städtebau proposé par Joseph Stübben (planification Allemande). 1893 : Urbanisierung
En GB, Town Planning ( John Sutton Nettlefold ) en 1906
En 1910 Pierre Clerget en Suisse parle d'Urbanisme(pour la francophonie)
Les filières d'enseignement se mettent en place, une nouvelle profession est nécessaire pour assurer les compétences multiples que demande la planification urbaine.
Se définit comme une synthèse (histoire, économie, Science de la ville)
Progressisme et culturalisme :
1867 Ildefons Cerdà : théorie générale de l'urbanisation (accompagne le plan d'extension de Barcelone). Il est progressiste!
"Stadt-Erweiterungen im technischer baupolizerilicher und wirstschaftlicher Beziehung" de Reinhard Baumeister. Aura beaucoup plus d'influence, énonce les principes du zoning moderne en 1876 avec sa proposition d'une division fonctionnelle entre le noyau commercial (le centre-ville), les zones industrielles et les zones résidentielles.
Référence pour les urbanistes progressistes : comme Haussman , Fourrier (socialiste utopique)
D'une certaine manière, l'urbanisme devient une idéologie de grande ville, Otto Wagner (planificateur de Vienne) auteur de Die Grosstadt.
Prône des schémas très géométrique (hygiéniste et organisation de la circulation). Interchangeabilité des fonctions et des modes de construction en contigu à une très haute densité.
En France, une cité industrielle (1917) de Tony Garnier illustre cette tendance, architecte de la ville de Lyon des 1905, promoteurs de l'utilisation du béton, il pense la ville idéal comme étant voué au travail industriel.
A Weimar, Walter Gropius crée l'école du Bauhaus(1919) qui diffuse les thèmes de l'architecture dite moderne, la standarisation et la préfabrication.
Les textes de Charles-Edouard Jeanneret (Le Corbusier), publiés dans les années 1920-1930, sont les manifestes d'une architecture qui se veut fonctionnelle et qui dominera l'urbanisme après la 2GM.
Cette logique moderne va aboutir à une rupture avec la cité-jardin.
Jusqu'en 1880, c'est la logique progressiste qui l'emporte.
Des 1890, remise en causes de ces orientations (vs ligne rectiligne)
Camillio Sitte : déplore l'oubli des principes artistiques avec la manie d'une banale symétrie. De plus ça fait disparaître les relations communautaires et oubli les spécificités de chaque ville.
Dans les villes US, le plan en damier apparaît dès le 18 ième siècle.
Adoptée a NY en 1911 (sans le parc).
Culturaliste : 1902 le Genevois Camille Martin propose une version Française de Camillo Sitte , dont on c'est aperçu qu'elle dénaturait la pensée initiale de Sitte en la réduisant a des principes pittoresques comme si pour rétablir l'atmosphère supposée chaleureuse de la ville ancienne, il suffisait de recréer des tracés irréguliers d'inspiration pseudo-médivales.
Dans les pays non germaniques, le bourgmestre de Bruxelles Charles Buls s'illustre en diffusant les idées de l' esthétisme .
Il est l'auteur en 1893 d'une Esthétique des villes, ou il explique comment les rues sont comme les veines d'un organisme vivant.
La formation des urbanistes est assurée en Angleterre par un Town Planning Institute ( John Sutton ) des 1913, 1923 Institut d'urbanisme à Paris qui veut associer l'intervention sur la ville et la réforme sociale.
En 1922, l'Allemagne a son Akademie fur Städtebau.
En 1932, L'Italie crée son Institut nazionale d Urbanistica
Partout des revues spécialisées rendent compte des différentes expériences nationales.
Camillo Sitte et Theodor Goecke fondent Der Städtbau.
On voit la profession s'organiser (elles fonctionnent comme de puissants Lobbys) qui veulent préserver les intérêts de leurs membres.
Les relations internationales :
La première Town Planning de Londres en 1910 réunit 1250 participants.
Des expositions d'urbanisme complètent ces manifestations et un congrès international de politique urbaine.
À l'occasion de l'exposition universelle et internationale, Gand accueille en 1913 un grand congrès à l'origine de l'Union Internationale des villes.
La cité-jardin comme solution :
Dans la pratique, c'est le modèle de cité-jardin qui sert de paradigme socio spatiales au 20 ième . Bien que fondamentalement culturaliste au début, ce modèle a la faveur des progressistes et des utopistes. Il rassemble les hygiénistes, les urbanistes, et les gestionnaires municipaux. Présenté comme un projet spatiale tout comme un projet social, la cité-jardin a fortement contribué à l'accréditation d'une sorte de déterminisme par la ville. Le milieu urbain est perçue comme explicatif des termes de la vie sociale. Il s'agit la pluspart du temps de réalisation dénaturées de la conceptions de ses initiateurs, réduisant de banals faubourgs-dortoirs-jardins ce qui aurait du constituer une véritable ville nouvelle.
La cité jardin correspond d'une certaine manière à un mouvement de désurbanisations, un retour à la nature qui a la faveur des réformateurs sociaux mais aussi de nombreux mouvements. Pour certains courants socialistes, la cité-jardin incarnerait une sorte de dilettantisme (négligé) utopique.
Le concept se trouve exprimé par Thedor Fritsch , "Die Stadt des Zukunft" en 1896, mais ce livre n'a pratiquement aucune influence dans les milieux de planification urbaine.
Par contre le livre de Ebenezer Howard , 1898 "Tomorrow, a Peacful path to Real Reform", plus connu sous dans sa version de 1902 "Garden Cities of Tomorrow", rapidement traduit en Allemand par exemple en 1907.
Ville de 50 a 60 000 habitants, autonomes.
Il témoigne d'une double influence : utopiste du 19 ième (communauté parfaitement autosuffisante) et celle du goût pour la maison familiale dans la nature (selon la tradition victorienne).
Le schéma howardien comporte une organisation tripartite de l'espace : un espace régional avec un pôle principal et des centres secondaires; un espace urbain de type circulaire sous forme de ceintures hiérarchisées; un espace d'habitation avec des logements groupés selon un dispositif à faible densité et accès directe à la nature.
Le succès d'une idée :
En Gb : La Garden City Associations par Howard en 1899.
En All : 1902.
En 1903 Georges Benoit-Levy a fondé l'association des Cité Jardins de France en rentrant d'un voyage en GB où il a visité Letchworth la première cité jardin bâtie par Barry Parker et Raymond Unwin selon les plans de Howard. Les entreprises installées étaient de sous traitance et de petite taille et dépendaient de Londres.
En Belgique : 1906 : sociétés des Nouveaux Quartiers Jardins en 1906 prennent la place à l'association des cités-jardins. On réduit donc le champ d'action.
L'idéal Howardien se transforme au mieux en une cité dans un jardin à la planification de maison isolée dans la verdure ou encore à la construction de villages jardins ouvriers.
La revalorisation du terme "cité" durant les années 20 souligne l'intérêt nouveau pour la notion de communauté. (cf. de nos jours le terme cité est péjoratif).
Quant au concept de la ville nouvelle, il se retrouvera en 1934 dans le programme de décentralisation de Londres, mais servira surtout à des réalisations après la 2GM
Peu à peu la politique urbaine va se confondre avec la politique du logement, à force qu'elle s'autonomise avec l'hygiène.
En Gb, les associations se font les promoteurs de la planification urbaine.
En All: Joseph Stübben , par une autre voie, arrive à la même conclusion.
Cf. plan cité voisin de Le Corbusier. L'opposé de la cité-jardin (bcp de gratte-ciel espacé).
En 1913 : structure internationale présidée par Ebenezer Howard : International Garden City and Town Planning Association (18 pays).
1928 : Mort d'Howard, et année du premier congrès d'architectures modernes.
Le texte Charte d'Athènes en 1943, marque le début de l'architecture moderne.
La transformation de l'espace urbain
L'ostentatoire urbaine : le modèle haussmannien
Le contrôle de l'urbain et ses limites
Les nouveaux contextes d'intervention au 20 ième s.
La planification urbaine dans les états totalitaires durant l'entre 2 guerres.
Les interventions sur les villes ne sont jamais innocentes, les politiques urbaines répondent toujours à des intérêts et à la faveur relative de tel ou tel modèle urbain, elles s'inscrivent dans le contexte des enjeux sociaux qui sont ceux d'une société globale.
L'ostentation urbaine : le modèle Haussmannien
Paris et Vienne :
Avant Haussmann, l'urbanisme était resté un catalogue d'interventions fragmentaires. Les pouvoirs publiques ne disposait ni des moyens ni de la vlonté pour intervenir globalement sur le tissu urbanai.
L'urbanisation est pendant le 2 nd empire. Napoléon 3 s'intéresse à la ville,
il a la volonté de mettre un œuvre un plan de transformation de l'espace parisien. Il nomme Haussmann préfet de la Seine, c'est lui qui a la fonction de maire (cas particulier de Paris) en 1853 jusqu'en 1870.
N3 le charge de transformer Paris.
L'haussmannisation ne s'arrête pas avec son départ. du au personnes qu'il avait engagé. Ils développent donc les mêmes orientations jusqu'en 1890.
Le programme de H. est essentiellement technique :
Organisation d'un réseau d'égouts de grande ampleur, ou on récupère pas le tout à l'égout, on récupère aussi les eaux de ruissellements.
Contrairement à Londres, ou c'est que de l'égout et ou personnes ne peut circuler.
Transporter efficacement les personnes les biens l'eau et l'énergie.
Il fait venir l'eau par des viaducs, de sources plus propres.
On sait depuis 1844 que c'est par l'eau que le cholera circule, avant l'alimentation en eau veniat des fontaines et des porteurs d'eau.
Dans les 1890-1900 que l'eau arrive dans les logements. (1954, seul 2/3 des logements parisiens on l'eau équitablement).
C'est le programme prioritaire de H.
Le contrôle des flux : équipé la ville en structure sanitaire et ferroviaire.
Transformation de la ville pour passé d'une ville en crise (aux Halles ils y avaient tout qui étaient concentrés autour) La ville était en train de s'engorger.
Il va organiser toute une série de percée. Il y en avait déjà eu avant Haussmman, mais c'étaient limités. Il y aura aussi une réorganisation complète de l'île de la cité. Certaines percées se feront sur d'anciennes rues médiévales. Haussmman au aussi mis des casernes dans Paris et des polices. Protection de certains points stratégiques. On ne peut pas limiter l'action d'H. à la police et l'armée (contrairement à une ancienne idéologie de gauche).
Ils ont exproprié pour cause d'utilité publique (droit de la propriété), une bonne partie des propriétaires parisiens pense que H. les "voles".
Cependant ils vont quand même comprendre que c'est à terme une histoire rentable. Les percés continuent donc jusqu'en 1870.
Cet urbanisme de techniciens et d'administrateurs n'intervient pas en profondeur dans les parcelles. Sous prétexte d'hygiène et d'aération, on reconstruit de façon assez paradoxale, des îlots très denses. Socialement l'haussmannisation joue le compromis, du point de vue urbanistique, elle appartient à l'ordre de la régulation et ne s'invente pas encore un nouveau support spatial. L'essentiel reste, comme dans l'ancien régime, d'améliorer le fonctionnement de l'organisme urbain. Rien d'autres qu'une adaptation du tissu urbain aux exigences de la société industrielle.
L'aménagement de Vienne appartient au départ à un autre modèle, puisqu'il s'agit au départ d'urbaniser des terrains liberés par les fortifications, donc de planifier une extension et plus seulement la régulation du système existant.
Les exemple de Paris et de vienne ont eu un rayonnement extraordinaire durant toute la période d'avant 1914, moment ou les grands instrument d'un urbanisme normatif seront au point. Walter Benjamin : Paris fut la capitale du 19 ième . C'est surtout le baron Haussmann qui a servi de référence, son vocabulaire revient constamment quand l'essentiel des interventions urbanistiques sont assainir, embellir, améliorer.
Un urbanisme régulateur :
Suite processus d'aménagement urbain au 19 ième .
on a vu : type d'intervention sur Paris et Vienne,
ces 2 exemples ont eu énormément d'influence sur bcp de ville (vienne : tradition germanique).
Ex : a Vienne le concours pour l'aménagement de l'ancien glacis sera repris pour bien des villes ( concours Budapest, Barcelone, Munich).
Dans le même cadre, ils ont aboutit à un règlement humain (hauteur et largeur des rues), ces 2 exemples définissent un urbanisme régulateur.
Le développement de l'extension de Barcelone : est une ville entourée de muraille qui fait 2km carré (glacis : zone où l'on a pas le droit de construire en dur), le glacis est encore plus large qu'a Vienne, 1200 mètre de large.
Des 1859, concours pour proposer un plan d'extension, Cerdà propose un plan d'ensanche (extension).
Les éléments du plan de Cerda :
considéré comme bcp plus moderne que celui d'Haussman a Paris car le plan est animé par le concept de "vialidad" (nécessité du mouvement, circulation, accesibilité). Il théorise le mouvement dans sa théorie générale de l'urbanisation. Il est nécessaire de favoriser la circulation et le mouvement dans le cadre d'une ville moderne.
Le plan de Cerda est basé sur 20 km2, il envisage une ville cadriée par un immense damier avec une grande diagonale qui permet de traverser en oblique la ville. Il définit des îlots (de 6 coté chacun) assez vaste pour pouvoir appliquer la vialidad, il coupe les angles permettant a chaque carrefour de gérer la circulation.
Il propose que les constructions ne représentent que 50% de l'octogone et le reste est du jardin, parc. On est dans une volonté hygiéniste d'aération de la ville.
Le plan Cerdà est accepté dans ces grandes lignes, mais pour des raisons d'économie on construit les octogones a 80%.
Notion de réseaux techniques. Aura beaucoup d'influence en Espagne.
En fait le projet de Cerdà pourrait bien avoir, en urbanisme, le statut de créateur du paradigme moderne du réseau.
Plan Aubrech : redécouper la ville pour l'adapter à la situation
Naples : construction du "Retifilio" de Naples construit début 1890.
Il s'agit de faire une percée dans une zone insalubre, dû à une épidémie de cholera en 1884.
Dans le cas de l'Italie unifié depuis 181 Rome est la capitale de l'Italie, Naples voit donc son statut complètement transformé. c'est a ce moment qu'une certaine tension Nord –Sud.
Le gouvernement intervient pour assainir la ville (état intervient au niveau urbain pour assurer la santé publique) ce qui montre que le sud n'est pas oublié (=politique).
Souvent le cholera fut le meilleur allié des réformateurs de la ville.
Veille 1914 il y a eu une autre épidémie de cholera à Naples (on en a jamais parlé car montre que le système n'était pas efficace).
Ces politiques d'aménagement sont liés directement ou pas à des phénomènes de spéculations foncières, on expatrie des terrains de zones insalubres et transformées les zones en zone "riche".
Le mode d'intervention régulatrice sur le modèle haussmannien se poursuivra d'ailleurs au 20 ième par le dénoyautage des vieux quartier dans de nombreuses villes. Cependant, les références ne seront plus nécessairement Paris ou Vienne et les motivations ne se limiteront plus à l'embellissement, car les instruments de gestion des interventions sont devenus plus complexes. Entre 1840 et 1914, l'intervention urbanistique a acquis le statut, sinon de science et à défault, d'art, du moins de technologie sociale.
Contrôle des phénomènes urbains et limites : (1890)
L'urbanisme est une discipline recente, dont les filières de formation s'institutionnalisent au début du 20 ième seulement.
Fin 19 ième , de façon systématique ont considére qu'il n'y a qu'un modèle, issues de l'expérience des villes All ( tradition du Ring + méthode Haussman).
2 types d'interventions sur les villes : modèles All et modèle Gb.
2 manières d'appréhender les problèmes :
Le prestige de l'urbanisme à l'allemande a été considérable dès la fin du 19 ième et durant l'entre 2 guerres. Les historiens ont estimé jusqu'à très récemment qu'aucun autre pays d'Europe n'avait autant développé les savoirs faire et les réalisations dans le domaine.
Cependant le modèle allemand n'est pas le seul, il y a d'autres approches de l'espace urbain en particulier la mode Britannique très pragmatique de gestion de la question urbaine, infléchit durablement les conceptions européennes.
Modèle All :
L'originalité Allemande réside dans l'expérimentation d'instruments juridique qui feront date en urbanisme. Les compétences acquises par les villes et les prérogatives (avantages) qu'elles ont d'aménager des rues nouvelles.
Cas Prusse :
Depuis l'ordonnance municipale de 1808, les villes disposent d'autorités élues dont la compétence est de veiller à l'aspect physique des villes et des rues. L'alignement est l'un de ces objets.
L'urbanisme prévisionnel moderne (envisage la ville globalement dans son développement spatial), s'appuie sur 2 mesures complémentaires : l'expropriation (1874) et les alignements (1875).
La planification urbaine à l'Allemande est d'abord un système de prévision des routes. Le plan d'extension apparaît comme une sorte de squelette dont les morceaux sont les voies de communication. ce sont les ingénieurs qui dirigent les la mise en œuvre depuis les bureaux techniques dont les villes se dotent dés 1870.
Le plan d'alignement avait surtout un but de remanier les tracés existant pour les adapter aux nouvelles exigences de la vie urbaine. En revanche le plan d'extension prévoit la création des artères nouvelles et réglemente le développement futur de la ville. Vers 1900 apparaissent les distinctions par zones (hauteur des immeubles, mode de construction, affectation des quartiers à diverses destinations).
Le mouvement pour la réforme du logement prône l'adoption de règlements différentiels qui autorisent de fortes densités dans les centres et imposent aux zones extérieures des modes de construction à hauteur limité et à faible densité.
Cette manière de repenser l'allocation des sols procède d'un constat, celui des lacunes d'un urbanisme de façade ou d'un urbanisme de pont et chaussé qui a dominé le siècle. Le zoning représente le meilleur moyen en vue de stabiliser à longs termes les coûts du terrain, c'est un élément essentiel de la politique foncière.
Possibilité de prendre des ordonnance municipale, s'intéresse à l'alignement des rues et l'aménagement. Car on se rend compte qu'une ville mal ordonnancée, très souvent l'espace privé déborde sur la rue. Alignement : d'un coté ce qui est privé d'un autre coté publique. Va donner dès le début 19 ième , aux villes All un intérêt pour l'alignement, donne une caractéristique qu'il faut favoriser la circulation.
Joseph Stubben : complément dans cette perspective.
Ils envisagent un aménagement par zone, le développement du zoning dès les années 1890. (ex : Francfort, cercle concentrique avec la diminution de la densité) dès 1891 Adickes (le maire), on établit un plan d'occupation des sols et va se généralisé avec la possibilité d'établir des réglementations. La ville est perçu comme un ensemble, la réglementation s'applique à l'ensemble du territoire urbain de façon différencié.
Aligner la rue, spécifier les espaces de la ville.
Modèle Gb :
Le contrôle municipale Britannique sur les problèmes urbains à une certaine analogie avec le modèle Germanique.
Il y a une conception de l'urbanisme qui est assez différente de l'approche germanique. En Gb, les problèmes sanitaires sont au cœur de la réflexion urbaine. Les Gb, avec l'urbanisation accélérer il y a eu une très forte mortalité. Ce qui va intervenir pour la politique urbaine c'est le logement : au niveau de l'échelle d'analyse All, ou on se concentre à l'habitat.
En Gb l'intérêt pour les maisons et leurs habitants met au second plan la conception d'ensemble de la ville qui caractérise la ville allemande. En Gb l'idée de la planification s'impose par le biais du logement.
Pour les Gb, c'est l'habitation concrète qui est importante par le biais du sanitaire.
En Gb, une bonne partie des ordonnances qui ont pour objectif de construire la ville concerne le monde sanitaire (dans le modèle All ce n'es pas la même logique).
Les britanniques, sont les premiers a fixer une définition du surpeuplement (occasion du recensement) : pas plus de 2 personnes par pièces.
Donc il va y avoir une tradition a travers les lois sur la santé publique (1848, 1875) qui définissent les conditions pour la construction de logement. Donc la ville Gb est une addition de logement contrairement a la ville All, qui est plus globale.
Les lois de santé (Public Health Act) vont être doublé par les bye-law, on définit des règles de construction des bâtiments. Peu à peu ces règlements étendent les compétences à la largeur des rues, les alignements, la hauteur des constructions, les intervalles entre les bâtiments…
Ces règlements existe jusqu'au London Building Act de 1894.
En détruisant les slums de Londres on va y construire les cff. interventions par petites touches sur la ville. Création de banlieue – jardin qui on pour objectif de mettre en place a proximité de la ville d'offrir aux classes moyennes des espaces plus sains.
Mais il s'agit toujours de répondre à des maux existants, aucune des ces interventions ne vise explicitement à formuler une politiques concertée d'extension. Reste que jusqu'en 1880, les zones d'habitats sordides se sont plutôt élargies.
La 1 ière mesure explicite de plannification urbaine répond aux besoins du nouveau modèle de cité-jardin. Town Planing Act de 1909 dont l'objectif est de rendre la maison saine, belle, la cité digne et la banlieue salubre.
À partir de 1919, les base de l'intervention sont encores élargies. On introduit l'obligation du plan d'extension dans les localités de plus de 20.000 hbt. En 1930 grand programme d'assainissement des slums.
L'idée de planification globale progresse très lentement.
1890 : Manifestations violentes, grèves des loyers.
Après la 1Gm, on mène de façon plus large, la lutte pour le logement (logement pour les héros de la guerre). On considère qu'il y a des risques de révolutions (cf. Russes), donc il faut construire des habitations aux "basses classes" (politique de logement sociale).
Progressivement la question urbaine est devenue un problème Européen, les états vont de plus en plus qu'il est urgent de trouver une solution aux difficultés des villes avant /après la 1GM.
Lloyd George (1 er ministre anglais) pense éviter la révolution avec les logements sociaux.
La question urbaine, un problème européen :
Le lent cheminement depuis la prise de conscience des problématiques de l'hygiène et du logement jusqu'à la réflexion plus globale sur le développement des villes s'observent dans tout les pays européens. Selon des modèles différents et à des échelles dominantes mais avec une convergence vers les mêmes solutions : la ville Allemand à la veille de la 1 ière GM. L'attention particulière accordée aux développements des voisins (rivalités politiques et économiques des grands états européen transposer sur le plan urbanistique) a permis d'internationalisé les solutions.
La précocité du développement des voyages d'études a fait des villes britanniques la destination privilégier des responsables techniques.
Avec le temps un phénomène de lobbying urbain apparaît en Europe(union des villes).
En 1913 c'est tenu à Gand le 1 ier congrès de l'Union internationale des villes. L'objectif principal est l'étude des questions administratives et techniques intéressant la vie urbain.
Au delà des convergences évidentes, il y a des grandes diversités nationales.
En Espagne, avec l'ensanche, extension du territoire urbain sur des terrains qui dépendaient jusque là des zones soumise aux servitudes des fortifications.
En Suède, toutes les villes ont l'obligation d'avoir un plan dès 1874.
Amsterdam (Plan Berlage) disposera d'un plan à grande échelle en 1917, cette métropole fonctionne comme un laboratoire de l'urbanisme pendant l'entre 2 guerres, avec le développement d'une conception organique des quartiers satellites.
En suisse il n'existe pas de loi à l'échelle du pays, cependant les cantons suivent le modèle Allemand : toutes les villes importantes se dotent de plans d'extension à la fin du 19 ième .
En Italie, la loi de 1865 qui unifie les administrations locales prévoit l'élaboration des plans régulateurs et de plan d'extension. Les grandes villes sont attentives à définir les grandes lignes de leur développement (Milan 1884). L'Italie apparaît comme l'exemple de l'intervention ponctuelle et sectorielle. Comme en France, l'Italie est un pays où l'intervention urbanistique dépend entièrement de la volonté locale.
La France a vécu en marge des échanges internationaux, les textes de l'urbanisme Allemand ne sont pas connus et bien que les textes Anglais soient connus, les expériences de réforme du logement sont regardées avec une certaine condescendance.
Dans le cadre de la police de salubrité, se développe la réglementation des alignements et des constructions. ce types d'interventions est en général la compétence du maire.
Par la loi de 1884, les communes ont la possibilité d'élaborer des plans d'alignement et de contrôler els opérations d'élargissement et de nivellement des rues. Mais peu de ville prendront cette démarche. Le mode français d'urbanisation passe donc par les travaux de voiries et de construction de bâtiments publics, une forme de composition urbaine hérité de l'âge classique qui s'inscrit dans le cadre juridique des prérogatives locales.
En 1919, loi de Cornudet enjoint les villes de plus de 10000 hbt d'édicter un projet de développement mais en dissociant urbanisme et droit d'expropriation, elle perd de son efficacité. De plus il n'y est pas question de zoning, alors que cette technique est déjà reconnue internationalement.
Gaudin : Le système français, plus souple, permet une meilleure gestion de la spéculation, et le plan d'urbanisme joue un rôle de pacification du marché foncier.
Les nouveaux contextes d'interventions au 20 ième .
L'inflexion de la politique urbaine :
L'exemple français parmi d'autres témoigne de l'impacte de la Grande Guerre qui a favorisé l'interventions des pouvoirs publics et la convergence des techniques urbanisé en Europe. La guerre constitue un moment d'inflexion de la politique urbaine. La plupart des pays urbains, on mis en place, avant guerre, des structures de soutien à la construction de logement populaires, mais la période de guerre à aggraver la crise du logement. Elle résulte entre de la chute vertigineuse de l'investissement privé, ne raison du blocage des loyers et des taux hypothécaires. Après 1918, c'est le nombre de mariage. D'une manière ou d'une autre les pouvoirs publics ont été amené a accroître leur soutient aux programmes de logement sociaux. Les tensions sociales ainsi que la poussée révolutionnaire (stimulé par la révolution Bolchevique) accélèrent la mise en place des réformes. Un secrétaire du Parlement anglais dira : l'argent que nous sommes en train de dépenser pour les logement est une assurance contre le bolchevisme et la révolution.
La loi d'Addison de 1919 donne aux autorités la possibilité de développer des programmes de construction de cités-jardins.
De son côté l'Allemagne est allé très loin en se dotant d'une véritable loi sur le logement en 1918. Cette politique trouve une dynamique supplémentaire car elle est associée à l'urbanisme. Le logement est en pensé dans le cadre d'un quartiers, le quartier est insérer dans un plan d'ensemble. Au lendemain de la guerre, hygiène, logement et urbanisme sont devenus des composantes de la politiques sociale.
En Espagne, le statut municipal de 1924 multiplie les dispositions relatives à l'urbanisation : en faveur de la construction de maison bon marché, conforme aux règlement en matière d'hygiène, possibilité pour les municipalité de gérer de manière impérative l'aménagement du territoire communal, a l'intérieur de la zone urbanisé comme dans la zone d'extension.
La ville fonctionnelle :
Dans l'immédiat après guerre l'urbanisme progressiste connaît un second souffle, porté par une nouvelle génération d'urbaniste peu enclin à suivre les modèles de l'haussmannisation et du culturalisme. Partout la ville fonctionnelle est au centre du débat, tout comme l'idée d'une industrialisation de la construction. L'architecture veut passe de l'art au praxis, ce qui amènes à promouvoir les techniques de préfabrications de l'ossature métallique et des éléments de construction en béton. Le béton armé permet des formes audacieuses du cubisme et du purisme d'avant garde, généraliser les toits plats.
es concepteurs du Bauhaus ont largement contribuer à vulgariser de nouvelles approches des questions de l'habitat. En architecture les anticipations de Charles Edouard Jeanneret dit Le Corbusier suscitent la curiosité.
Même si l'architecture moderne ne trouvera en Europ son plein épanouissement qu'après la 2 nd GM, quand la poussé urbaine généralise durant 1950-60 les cités satellites, les barres et les tours,.
Les domaines de l'intervention :
Vulnérabilité de l'environnement :
Les maires ont le droit de refuser l'installation d'entreprise polluante, mais donc refuse de l'emploi. (code napoléonien)
On considère que les émissions de fumer contenant des gaz toxique sont nocifs pour l'environnement, la solution est donc de ne pas limiter les émissions de gaz toxique mais on va essayer de pousser la pollution plus loin : cheminée.
Les cheminées vont presque devenir le symbole des villes industrielles ( courses à la plus haute cheminée, 1860 : 60 mètres de haut.
On ne travaille donc pas sur le problème mais sur ces conséquences.
Compétences plus étendues, besoins accrus.
Les villes d'anciens régimes étaient gérés différemment, l'administration était très peu nombreuse et était le fait de notable ± bénévole.
Progressivement avec le 19 ième , va céder la place à une administration bcp plus spécialisé.
Domaine du ressort des municipalités : police, feu, justice, gestion des caisses d'épargnes (considéré comme un moyen de contrôler la population urbaine), infrastructures sociales (hôpitaux, secteur de bain & douche, on va mettre en place la construction d'espaces vert, contrôle des marchés, abattoirs).
Début 20 ième : bureau d'hygiène, analyse bactériologique, détection des logements insalubres.
Ce qui contribue à étoffer les responsabilités des municipalités.
Début 20 ième les 110 plus grandes villes de Prusse ont 45000 fonctionnaires.
Globalement le nombre d'employés des villes va augmenter plus vite que la population.
Les municipalités vont donc avoir des besoins bcp plus importants, développements d'un statut de l'employé municipale (hiérarchie, retraite).
Coût très important pour les municipalités.
(passage de la promotion à l'ancienneté à la promotion au mérite a Strasbourg).
Pour les villes Britanniques les dépenses des collectivité vont être multiplié par 7 sur 1 siècle. En Allemagne, un ½ siècle les dépenses sont multiplié par 25.
Ce n'est pas proportionnel à la population mais exponentiel. ( Les villes all. sont mieux organisé au niveau de la gestion mais coûte plus cher).
Il est très difficile de comparer les dépenses dans les différentes villes européennes. ( Ex: la scolarité est-elle pour l'état ou pour les municipalités).
Dans le cadre d'un congrès international de statistique on voit que le rapport en Paris et St Petersbourg est de 1/10. On voit qu'il y a un gradient important entre les villes occidentales et d'Europe de l'est. (cf. mortalité dans les années 20).
Pour essayer de répondre à l'augmentation des ressources (salaires & retraites), un certain nombre de ville vont communaliser un certain nombre de services (publiques).
La faiblesse des ressources financières :
La Gb est à part, c'est pratiquement le seul pays qui a un système assez simple : l'essentiel des ressources provient pratiquement d'une seul taxes (rates) impôt non progressive sur la valeur de propriété. Cet impôt donne au municipalité l'essentiel de leurs ressources.
Dans les autres pays : impôts indirects (droit de douane, octroi, port,boisson, …).
Les municipalités utilisent peut les impôts directe.
Aux pays bas : tentative d'indexer les impôts locaux sur le revenu. (Exceptionnel jusqu'à la 1 ère GM).
En Italie à Ferrare, la moitié des ressources de la municipalité provient des impôts indirects.
Le phénomène de fiscalité locale est peu utilisé dans les études historiques.
Madrid fin des 1920, la plupart des ressources proviennent encore de l'octroi.
En général la transformation de l'octroi, avec d'autres taxes de remplacements. A Paris mise en place d'un service de façon à pouvoir trouver des taxes de remplacement (valeur locative). Les municipalités doivent donc bien connaître l'espace urbain.
L'autre façon de trouver des ressources : emprunt mais toutes les villes ne peuvent pas y acceder.
En All, l'état donne des ressources aux municipalités mais ne pourront pas en faire ce qu'elles veulent (impose une politique). Problème des relation entre les ressources perçus par les municipalité et reçu de l'état préoccupe bcp les municipalités pendant l'entre 2GM
En 1929 : autonomie financière des municipalités : congrès de Séville de l'internationale des villes.
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All |
79% |
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Autriche |
77% |
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Belgique |
65% |
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Anglettere |
31% |
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Pays-bas |
38% |
|
France |
55% |
Il y a encore en Europe une grande différence entre les municipalité.
La municipalisation des services :
Dans le fil de l'interventionnisme municipale, moyen pour augmenter les ressources. En All des 1830. La municipalisation va être la conséquence de la faillite des services privés. Prague en 1866, le service du gaz privé a eu bcp de plainte et la municipalité va reprendre la concession à son compte.
L'interventionnisme municipal ne caractérise pas des municipalités socialistes.
Mais quand on municipalise un service il faut augmenter le nombre d'employé municipaux. (Rome : municipalisation des tramways par vote).
Veille 1Gm, les villes All. ont des services qui sont très fréquemment municipalisés.
Parfois confondu avec le socialisme municipal qui est essentiellement développé en Angleterre, ou l'on considérait que les municipalités pouvait participer en socialisant les moyens de productions.
En Belgique : Emile Vinck fait le rapport au sien de l'international socialiste en 1900, et il sera après la 1GM président de l'union internationale des villes et travaille avec la société des nations. Apparition de l'état providence (après la 2 nd GM).
En All, avant la 1GM, en parlant de concession a des sociétés privées est appelé système à la française. Mais c'est surtout le cas de Paris.
À Grenoble, la régie municipale à été très développé, bien placé pour l'hydro électricité. Les villes de province en France feront bcp de régie.
3 : Les nouveaux équipements, vitrines de la modernité :
Comment les municipalités se mettent en scène au 19 ième .
Globalement les villes sont des lieux de modernisations, le bien-être alimente autant l'image de la ville que l'insalubrité. Volonté de construire des symboles de prestige : hôtel de ville reconstruit au 19 ième .
À titre d'exemple, Hôtel de ville de Manchester, est une vraie cathédrale.
Hôtel de Ville de Stockholm (1920), salle décoré avec des mosaïques qui veulent être aussi belles que celle de St Marc à Venise.
On dépense donc bcp d'argent, devient une sorte de palais du peuple.
Une municipalité sans ces apparats ne donne pas une image de pouvoir, montre une mauvaise gestion de la ville.
Avec le temps le nombre de ménages équipés (gaz, eau,…) en général au départ phénomène qui a du mal à démarrer, puis phase d'équipement : Courbe en S.
Par contre pour l'électricité, l'équipement se produit bcp plus rapidement.
Il y a donc plus de logements qui ont l'électricité que de logement avec de l'eau.
La diffusion de l'innovation s'étudie souvent grâce à des courbes comparatives.
La conquête de l'eau :
l'adduction d'eau est un des éléments fondamentaux des mesures d'hygiènes.
Implique un système de pompage, stockage, distribution.
L'approvisionnement en eau existé déjà avant (ville romaine), mais pas de façon centralisée et l'augmentation de la population dans les villes a dégradé le fonctionnement de l'eau. Apparition des porteurs d'eau et fin en 1860±.
Progressivement on va capter les eaux des sources, existence de puits mais avec la population la nappe phréatique va être pollué.
Utilisation des eaux de surfaces mais qu'on va filtrer avant l'utilisation.
Globalement du début du 19 ième à la fin, on passe d'un bien rare et coûteux à un bien abondant et souvent gaspiller.
Les techniques d'adduction d'eau sont à l'origine des techniques Anglaise qui se généralise en Europe.
Manque cours :
Avec le 19 ième , on spécifie les différentes circulations qui devaient particulariser un appartement. Exemple textes normatifs (1860) : doubles circulations, 2 courants de mvmts, circulations des maîtres, les voies les plus nobles, pour les domestiques la façon la plus discrète possible. Il faut l'escalier des maîtres et l'escalier des serviteurs. L'antichambre est un terrain neutre entre eux.
Le logement est un des attributs de la hiérarchie. C'est modèle d'élite vont devenir très difficile a suivre, il faut l'hôtel particulier ce qui devient impossible.
Type de l'immeuble haussmannien : 2 escaliers.
Quand on descendent dans la hiérarchie des immeubles, les pièces et la domesticité devient moins spécialisé et moins nombreuses.
B/ condition de logement au début 19 ième :
Normes édictées dès le milieu du 19 ième , sauf qu'on ne va jamais pouvoir respecter ces normes. Essentiellement pour des raisons économiques, dans la ville du 19 ième on loue les mètres carré plus cher aux pauvres qu'aux riches.
Rapport de 1 à 4 !
On retrouve cette idée dans la plupart des pays.
Ex : rapport à Lausanne, la m3 viciée coûte plus cher aux pauvres que le m3 d'air pur pour les riches.
Caractéristiques des logements du 19ièmeSurpeuplement et insalubrité.
A Copenhague, le surpeuplement diminue :
2 explications : nouveaux logements avec des superficies plus grandes et surtout, on voit des familles limités leur descendances.
Dans les grandes villes les logements sont très limité et petit.
Cas extrêmes, Russie, St-Petersbourg veille 1GM on voit se développer l'habitude de faire vivre plusieurs familles dans les mêmes appartements.
Condition d'hygiène : globalement les pouvoirs publiques vont considérée que les casernes ouvrières, sont a bannir mais c'est quand même le domaine dominant.
Plus on neutralise d'espaces plus on répercute cela sur le prix des loyers (parcs).
Ce qui empêche les gens qui en on besoin d'y accéder.
Dans les grandes villes, les immgirès sont logé dans des foyers ( sorte de dortoires) En France : les garnis, Gb : Common house.
Sinon le logement précaire( construit avec du materiel de recuperations, a la périphérie des villes.
Fin 19 ième , il y a un problème du logement.
Ce qui explique que les gens bougent beaucoup.
C/ les remèdes
Rapport de *chadwick : les responsables sont les patrons et les industrielles car ce sont eux qui profitent des l'afflux de population.
Ils vont s'orienter vers le logement monofamilliale (ce qui moralise la famille).
Cf. carré mulhousien, avec un carré au milieu d'un carré qui reprensente la maison entouré d'un jardin divise en 4 pour 4 familles.
La famille doit être indépendant, 1880 pour les ouvriers, mais des logements collectifs pour les classes moyennes.
2/Le logement social : héritier direct de l'oeuvre philanthropique.
Henry Roberts : architecte aidé par le prince Albert, qui présente un certain nombre de logement pour ouvrier, il faut qu'avec les logements hygiéniques il faut un rentabilité d'au moins 7%. Problème : la rentabilité ne marche pas, il faut fournir a la grande masse de la population des logements confortables qui sont dans les moyens financiers.
Les libéraux demandent donc à l'état d'intervenir. ce qui est complexes a mettre en œuvre dans un état libéral.
en 1889 Congrès du logement populaire international, mise en place de logement a bon marché : HBM pour eviter de dire logement ouvrier. En Belgique la même année lois sur les HBM pour favoriser.
On veut des logements hygiénique sans complètement rompre avec le libéralisme, mais l'état devrais faire des excemptions d'impôts pendant un certain temps.
Mais nombre très restreint d'appartement suivant cette voie.
Seront appliquer après la 1GM.
Donc important pour la préparation de la suite.
3/ Cité jardin : toujours problèmes de rentabilité.
1 er construite en 1804 a Letchworth a 50Km de Londres.
Aussi construction de faubourg jardin.
Renonce à une des idées de Howard ( avoir du travail aussi a ces endroits).
Par contre on prefere construire des pavillons plutôt que des immeubles.
D/ Situation entre l'entre 2 guerres :
Situation très difficile, quantitativement solution peut efficace.
Lendemain 1Gm, c'est produit la révolution Russe, dans l'Europe de 1919-20 la crainte de la contagion du Bolchevisme, donc on veut réduire le problème du logement qui augmentent les risques de tensions sociales.
La situation avant et après la 1Gm la situation est très diffèrentes.
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Log totaux |
% public |
Public |
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Pays bas |
21000 |
5% |
1000 |
Avant guerre |
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12000 |
85% |
10200 |
Guerre |
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45000 |
25% |
12000 |
Après guerre |
Le logement public : intervention public massive pendant l'entre 2 guerres
Ecosse : commande public
Gb : commande privé permet la construction des logements.
Effort fait pendant entre 2 guerres et cet effort de logement justifié par la crainte des tensions sociales. Cet effort va donner lieu à la naissance à l'Europe de l'habitat dispersé, lié aux transports et aux idées nées autour de la cité jardin.
Pendant les entre 2 guerres, on construit plus de logement dispersé.
On va avoir un idéal d'habitat dispersé. ce qui est une rupture phondamentales avec ce qu'il y avait avant la 1gm. S'explique aussi par des nouvelles normes de transports.
Ex: Stockholm : la municipalité favorise des logements en bois et on convit la habitant a construire leur propre maison, ce travail représente 10% du capital de la maison. Desservie par les tramways. Étalement de la ville est programmé.
Lié pendant l'entre 2 G, a ce triomphe de l'habitat dispersé.
Remarques sur le logement en Europe milieu année 1930 : Les organisation international on travaillé avec l'internationale des villes, il va y avoir une série d'enquête sur le logements dans les années 1930:
grande variabilité de la tailles du logement et des conditions de confort et d'hygiène. Dans un certain nombre de pays la situation du logement s'améliore pendant ente 2 G, globalement l'Europe reste un endroit ou le logement est dramatique.
REVISION :
évolution de la pop urbain de 20 M a 344 M comment le semis urbain c'est qui avait une réduction de la distance moyenne des villes
Définition divergente : ancien régime (statut) et statistiques (nombre d'habitant)
de 1300 ville a 2200 ville en Allemagne.
Diversité entre Londres (+1M et fini a 8M)et Barcelone(100 000 à 450 000) de 1800 a 1930. Titre de ville monstre.
A/ le fonctionnement de la ville close : murailles, certitude du paysage, citadins et pays plats, déclassement progressif des murailles.
Cf. plan Cerda 1859 : immense extension de la ville.
Cf. le ring de Vienne : ville traditionnelle toute petite.
La superficie réduite des villes
Londres ville monstre 50 000 hectares, 1000 hectares pour Cologne
Des villes ou on se déplace a pieds
Densité très élevées :
Moyennes par ville point culminant milieu 19 ième siècle, surpopulation surtout au centres villes.
B/ L'étalement de l'espace urbain :
Densité et mortalité :
ville tombeau, Rousseau : fourmilières, la ville doit toujours être renouvelé.
Cerda : l'étalement doit être augmenté. L'éparpillement est un bien pour la vie.
Développement des transports :
1828 : 1 er omnibus à Nantes, importance de la vitesse et du cout, les tramways hippomobiles & éléctriques.
La cité jardin :
Howard : ou les fonctions habitat culture et production ne sont pas séparée.
L'organisation de l'espace urbain :
L'espace social : ségrégation verticale à la horizontale , relation centre et périphérie.
On a dans le même immeubles des gens de degrés sociaux différents. (verticale)
l'adresse révèle le statut sociale (horizontale), les élites se retrouvent entre elles.
Le problème du logement :
la rareté et le cout , insalubrité et surpeuplement, philantropie HBM
Les nouveaux reseaux techniques :
antériorité britannique pour les machineries du confort, spécialisation des services, augmentations des exigences, nouveaux modes de gestion urbaine.
Le nouvel idéal : cité jardin, moyen de transport rapide.
C/ Conclusion : grande difersité de l'europ urbain, industrialisation n'a pas homogénéisé les condition des vies entre les villes, temporalité diverses, nombreux problèmes en particulier dans le domaine du logement.
Question EXAMEN : série de questions
1 question sur 2 pages, faisant appel a plusieurs élément du cours (3/6)
5 question de connaissances sur ½ pages, en choisir 3 (1/6)
Type : comparer un phénomène sur plusieurs villes.
Résumé par Ahmet Gyger, www.metah.ch